‹ Le tiers état à DraguignanChapitre 40 sur 198 · Roux-Gandil fl · texte numérisé non relu

Roux-Gandil fl

Les exemples ne sont pas rares, aux époques de troubles, de simples artisans improvisés chefs de compagnies dans les milices locales ou régionales, et le fait ne mériterait pas qu’on s’y arrête. Il en va autrement d’un grade conféré dans les cadres d’une armée régulière et d’une façon permanente, tel que paraît l’avoir été celui décerné à Honoré Roux. En effet, encore couturier en 1592, c’est, en 1594, après la pacification du pays que nous le trouvons qualifié de capitaine, d’où la présomption qu’il aurait été admis, dans l’intervalle, sous la bannière et parmi les officiers de Sa Majesté. Si cette présomption était fondée, il serait assez plaisant de voir, du temps d’Henri IV, un modeste tailleur d’habits porter l’épée de capitaine comme un vrai gentilhomme.

Le cas de Sl-Aubin, un peu postérieur, il est vrai, ne serait pas d’ailleurs pour y contredire.

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