Arabi
Rien d’anormal non plus de rencontrer deux capitaines, dont un viguier, portant le bâton du Roi à Castellane (2) — devenu d’Arabi dans ses lettres de provision — et deux docteurs en médecine dans la descendance d’un cardeur à laine.
La seule surprise de l’esquisse généalogique est le mariage du petit-fils d’un artisan avec une Castellane.
Dussions-nous abuser de l’antithèse des anciennes mœurs et
(1) Arch. dép1 2", E, notaires du Muy, B. Valence, 1590-1602, transaction du 2 mars, f° 69.
(2) On sait que le bâton du Roi, morné d’ivoire, disent les anciennes descriptions, était l’insigne de l’autorité entre les mains des officiers de robe courte représentant le souverain en nos communautés.
des nouvelles, de l’esprit essentiellement aristocratique de la vieille société et des prétentions démocratiques de la France moderne, il nous sera bien permis de poser à nos lecteurs cette simple question : parmi les petits bourgeois issus de la Révolution, en connaissent-ils beaucoup qui eussent accepté naguère pareille mésalliance, encore que n’ayant rien de commun comme origine avec les anciens princes de Castellane ?
A joindre simplement, à litre de document.au cas des Raimondis d’AUons, des Barras, des Foresla, des Michel de Champorsin, des d’Arcussia, des Simiane, des Villeneuve, des Pontevês, des V in ti mi 1 le, etc., entrés dans des familles d’autres cardeurs, de chaudronniers, de poudriers, de ménagers, de boutiquiers, de barbiers, chirurgiens, etc.