Teulier
Comme les Richard et les Roux-Gandil, les Teulier suivirent la route opposée au courant général, et, ayant débuté dans les rangs des notables avec la qualification de nobiles, finirent par choir dans un atelier de cordonnerie. Cette décadence, très relative d’ailleurs, puisque nos jiobiles n’étaient en réalité que de très ordinaires hôteliers, n’aurait en elle-même rien de particulièrement intéressant, si elle ne nous montrait, une fois de plus, bien voisines l’une de l’autre, des classes, plus tard combien distantes. Ainsi le dernier Teulier, qualifié de bourgeois, a pour neveu un “ compagnon [lisez ouvrier] cordonnier ” et le fait un de ses légataires.
A une époque plus égalitaire, cette différence de situation n’aurait-elle pas porté quelque tort au neveu et influé sur la volonté de cet oncle excellent et sans préjugés ?
Simple question de psychologie contemporaine que nous laissons au lecteur le soin de résoudre (1).
(1) Arcli. dép'”, B. justice royale de Draguignan, insinuations 1637-1675, fus 215 v° et 219 v° ; testaments des 13 août 1661, nre Olive. P 298 v°, et 29 avril 1662, n" Bonnet, P 290 ; arcli. c1", GG. 26, P 145 v°.