‹ Le tiers état à DraguignanChapitre 80 sur 198 · Terran · texte numérisé non relu

Terran

On sait de reste que tous ceux qui manièrent l’épée au XVIe siècle et arrivèrent même au grade de capitaine ne furent pas bercés sur les genoux d’une duchesse. Les officiers notamment, enrégimentés dans les milices provinciales ou troupes de circonstance pendant la période de nos troubles religieux, sortaient fréquemment des rangs inférieurs, et les textes du temps abondent en capitaines, à leurs heures tailleurs d’habits, boulangers, bouchers ou autre chose.

future est assistée de Jeannette Gantelme, son aïeule. Les Gantelme (en provençal Ganteoume), étaient d’assez pauvres hères, encore rélégués en 1569 dans les hauts quartiers agricoles (Arch. cle‘, CC, 12, f°s 136, 258 v° et 261 v").

Les Michaelis ou des Michels, seigneurs de Champorcin et de la Javie, descendaient d’anciens juges mages du Piémont et furent confirmés par le Roi René, en leur ancienne noblesse. Artefeuil donne leurs diverses branches, mais non le rameau de Jacques, père de notre Pierre (Hist. héroïque, II, 137).

(1) Melchior et Antoine Petit, frères, le dernier père de Jeanne, ne possédaient, a eux deux que deux petites maisons, aux “ Peyroliers ” et trois vignobles sans importance plus, un « casai ». (Arch. c* 1 2”, CC. 15, f 99).

(2) Arch. c'",GG. 16, f* 209.

Celui qui dut faire sa première éducation dans une boutique de maréchal à forge du quartier de Portaiguières ne nous est connu que par son nom et son origine, et nous ignorons tout de ses services militaires. Coïncidence curieuse, cette boutique, si nous ne nous trompons, était située presque en face de celle du père ou grand-père du futur capitaine Sl 2 * *-Aubin (voir ce nom).

L’exemple d’Honoré Terran, parvenu par sa valeur, n’aurail-il pas été, par hasard, une révélation et un encouragement pour son entreprenant voisin dans le choix d’une carrière? (1).

Page 1