Cathalan
Un serrurier, un chaussetier, un cardeur, un procureur, des marchands, des maréchaux, des capitaines, on trouve encore un peu de toutes les professions parmi les Cathalan, de Draguignan (2), depuis le serrurier de 1386, assassiné dans une rixe, jusqu’au négociant décédé en 1641 à Cagliari. Celui-ci amassa une petite fortune dont il fit généreusement bénéficier sa patrie d’origine (3).
Dans la première moitié du XVD siècle une branche alla
(1) Cf. CC. 11, P 171 ; 12, f5 318 v° et 519 v° (Arch. clM).
(2) Cf. transaction du 22 octobre 1385, extensoire G., nr' Jean
Dauphin, étude de Ruelle, f° 48 v°; arch. dép',s, E. Et. Raphaelis,
notaire à Draguignan, actes du 23 septembre 1497, P 42 v° ; actes dos 27 mai 1578, nre Mottef, P 438, et 19 septembre 1645; nrt Pascal, f» 1058 v*.
(3i Toussaint Cathalan légua notamment 800 1. pour fondation de messes dans la chapelle de Notre-Dame-du-Peuple (acte du 8 janvier 1652, nre Malespinc, P 1327). De son vivant, il avait fait don à la chapelle do nos Capucins de la belle statue de la Vierge en marbre qui décore aujourd’hui un des autels de l’église des Minimes. (Acte du 26 novembre 1633, mémo notaire, P 486).
s’établir à Marseille et s’y adonna au commerce. Nous ignorons si, d’aventure, les Cathalan, ou Catalan, consuls à Livourne et à Cadix au XVIIe siècle, et enfin le consul des Etats-Unis en l’an III appartiendraient à sa descendance (1).
Des quatre capitaines que nous avons comptés nous détachons seulement les deux, fils et petits-fils de nos “ fabres ”, dont la filiation a pu être établie d’une façon certaine.
A ajouter à la liste de tous les autres officiers de l’époque qui durent à leur bravoure bien plus qu’à leurs parchemins le privilège de porter l’épée.