‹ Le tiers état à DraguignanChapitre 91 sur 198 · Imbert · texte numérisé non relu

Imbert

Le docteur Jean Imbert étant dit, dans les actes, des Imbert, de la Granégone, hameau du territoire de Draguignan habité exclusivement par des paysans, nous avons cru pouvoir le ranger parmi les fils de ménagers et de riches ménagers. On le voit en effet, presque à ses débuts (1540), faire lui-même de nombreux prêts de blé, qui le supposent à la tête d’assez grandes propriétés. C’était sans doute un habile praticien (car il avait dans sa clientèle de hauts gentilhommes, notamment les

(1) Acte du 8 octobre, n™ Olive, 1039.

Villeneuve, qui le payaient parfois en terres (1)), et aussi un personnage considérable de la cité. Avant d’être revêtu du premier chaperon consulaire (1560-1561), il avait eu l’honneur, lui fils de paysan, d’être député plusieurs fois à la Cour : en 1538, pour un procès de la ville contre la vicomtesse de Meille et pour la conservation du siège de la Sénéchaussée, menacée par un vote des Etats ; en 1542, au nom de la Province et, l’année suivante, au nom de la ville, pour s’opposer à la création d’une nouvelle chambre au Parlement, que l’on considérait comme préjudiciable aux nouvelles Sénéchaussées. En mourant, il légua 100 florins à l’hôpital Saint-Jacques.

Sa descendance, quoique qualifiée de noble, ne parait pas avoir hérité de sa situation sociale, un peu personnelle, puisque Joseph, que nous croyons son petit-fils, fut rélégué au dernier rang du consulat.

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