‹ Le Tiers-Ordre [microforme]Chapitre 11 sur 32 · SAINT FRANCOIS D'ASSISE-MER- VIELLES DE SA VIE · texte numérisé non relu

SAINT FRANCOIS D'ASSISE-MER- VIELLES DE SA VIE

François naquit en Italie, l’an 1182, dans la petite ville d'Assise, en Ombrie. Sa naissance fut accompagænée de circonstances merveilleuses.

Il vint au monde dans une étable,

comme son Divin Maître. Lorsqu'il fut présenté au baptême, un inconnu demanda à lui servir de parrain et disparut après la cérémonie, laissant son genou imprimé sur la piscine sacrée. (1)

Confié de bonne heure aux prêtres de l’église de Saint Greorges, il reçut d'eux les premiers éléments des sciences humaines. Il manifesta dès

(1) Nous avons vu dans la cathédrale d'Assise

cette pierre conservée avec soin et portant la mystérieuse empreinte.

lors les plus heureuses dispositions :

la vue des pauvres et des malheureux faisait une si vive impression sur son âme qu'il s'était proposé de ne jamais leur refuser l’aumône lorsqu'ils la lui demandaient pour l’amour de Dieu. Le démon, jaloux de possèder cette âme privilégiée, s’efforça de la captiver par ses artifices.

François se laissa d’abord éblouir :

il aima les amusements, les fêtes, les réunions bruyantes. Des projets de gloire et de grandeur remplirent son esprit durant ses premières années.

Dieu ne permit pas toutefois que son âme fut jamais flétri par le vice.

La grâce triompha enfin de ce cœur noble et généreux : François avait vingt-cinq. ans. Il renonce au patrimoine de son père, se dépouille de son propre vêtement, en présence de l’Evêque d'Assise et il fonde un Ordre établi sur la plus stricte pauvreté ; les siècles futurs appelleront ce jeune homme le Patriarche des Pauvres, ou simplement, le Pauvre d'Assise. La vie de François sera désormais une vie toute de prodiges.

“ Nous passons sous silence la plupart des miracles de cet illustre Thaumaturge ; ils sont de tous les jours. La nature semble lui être soumise comme à son maître. Cependant nous ne saurions taire entièrement son action incomparable sur les créatures privées de raison, sur les êtres insensibles. L'amour a transformé son cœur à un degré peu ordinaire, même J/armi les saints, et chacune de ses paroles est une parole d'amour. Il donne au soleil, aux étoiles, aux animaux, le doux nom de frère, de sœur ; il les invite à célèbrer les bontés du Maître commun, à lui témoigner leur reconnaissance.

Autrefois le grand prophète invitait le feu et la grêle, la neige et les tempêtes, les montagnes et les collines, l'arbre penché vers la terre sous le fardeau de ses fruits et le cèdre superbe, tous les animaux, depuis le reptile qui se traîne dans la fange jusqu’à l'oiseau qui s'élève aux régions les plus pures de l’air, à louer le Seigneur et à s'unir, dans un concert solennel, à l’homme créé pour

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