‹ Le timbre-poste francaisChapitre 13 sur 219 · ARR · texte numérisé non relu

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lisson), en ayant achelé une douzaine pour cinq sols, s'avisa, pour employer son argent, d'envoyer à Sapho (M! de SEA par la voie des boëttes, celui qui est ici attaché.

Comme, en France, la chanson ne perd jamais ses droits, les poètes du temps ne pouvaient manquer d'exercer leur muse sur le nouveau service. :

Loret, le gazelier qui OT u Muse historique, surtout 2 ie

16 août 1653 :

On va bientôt mettre en pralique, Pour la commodité publique, Un certain élablissement, + Mais c'est pour Paris seulement.

Des boites nombreuses et drues, Aux petites et grandes rues,

Où par soi-même ou son laquais, On pourra porter des paquets,

En dedans, à toute heure, mettre Avis, billet, missive ou lettre, Que des gens commis pour cela Feront chercher et prendre là, Pour, d’une diligence habile, Les porter par toute la ville

A des neveux, à des cousins, Qui ne seront pas trop voisins,

A des gendres, à des beaux-pères, A des nonnains, à des commères, A Jean, Martin, Germain, Lucas, A des clercs, à des avocats, | A des marchands, à des marchandes, A des galants, à des galandes, A des amis, à des agents, Bref, à toutes sorles de gens.

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Ceux qui n'ont suivants ni suivantes, Ni de valets, ni de servantes, Seront ainsi fort soulagés, Ayant des amis loin logés, Outre plus, je dis et j'annonce Qu'en cas il faille avoir réponse, On l'aura par même moyen,

Et si l’on veut savoir combien Coûtera le port d'une lettre, Chose qu'il ne faut pas omettre, Afin que nul n'y soit trompé,

Ce ne sera qu’un sou tapé.

Si l’on n'avait fait que chanter la poste aux lettres! Mais le public ne comprit pas quels services celte institution pouvait lui rendre. On jeta toutes sortes d’immondices dans les « boëttes », et, plus, on y mit des souris, qui rongeaient toutes les lettres!

Aussi la posle parisienne ne dura que peu et tomba bientôt dans l’oubli.

L'idée fut reprise avec plus de succès en 1758 par M. de Chamousse, comme nous le verrons plus loin. Il n’en est pas moins vrai que l’idée première en revient à M. de Vélayer, et il est de toute justice que ce nom soit connu du public, qui certes ne doit pas en avoir entendu beaucoup parler.

Un édit de Colbert en date du mois d'août 1674 décida qu'à partir du 1* octobre de la même année, les officiers et ministres de justice se serviraient de papiers et parchemins, qui seraient marqués d'une fleur de lis et du nom de la généralité dans laquelle ils devaient être employés. Un autre arrêt fixa les droits, qui ne furent plus perçus d’après la nature des actes, mais se/on la dimension du.papier et du parchemin employé.

Ces droits furent désignés par une ordonnance royale du

12 juin 1680, datée de Fontainebleau et portant que les droits sur les feuilles timbrées seraient fixées à :

2 sols pour feuille de papier de 14 pouces! sur 17 de large;

1 sol 6 deniers * pour feuille de papier de 12 pouces sur 16 de large ;

9 deniers par demi-feuille ;

6 deniers par quart de feuille;

6 deniers par feuille de 9 pouces sur 13 et demi;

8 deniers par demi-feuille ;

6 deniers par quart de feuille ;

20 sols pour peau de parchemin ;

15 sols pour demi-peau ;

6 sols pour quart, cinquième ou sixième de peau;

5 sols pour chaque rôle en cahier.

Les autres articles de l'ordonnance royale énuméraient les actes qui devaient être faits sur papier timbré :

« Toutes requêtes, exploits, écritures, procédures, jugements, arrèêls, déclarations de dépens, exéculoires, commissions, extraits, collections, et généralement Lous actes et expéditions de quelques

qualités qu'elles soient, tant en matière civile que criminelle,

faites par tous juges, avocats, procureurs, greffiers, huissiers,

sergents et autres officiers et ministres de la justice.

« Et pareillement pour les hommages, aveux, dénombrements,

déclarations, contrats de mariage, acquisitions, donations, transaclions, baux, constitutions, obligations, procurations, quiltances, Lous autres contrals et actes passés devant nolaires de quelque qualité qu'ils soient.

« Les répertoires de notaires, les rôles des tailles.

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