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Tous ces timbres existent également /é/e-bêche. Un mot d’explicalion est ici nécessaire. Chaque feuille de timbres comprend 300 vignettes. La forme comprenait 50 blocs, et la feuille 6 formes, soit deux rangées de 150 timbres. Les blocs étaient formés de régule qui élait coulé dans un moule portant l'empreinte de la gravure. Il s’est glissé quelquefois des erreurs dans l'imposition, et des blocs ont été accolés, l'un ayant la tête en bas. Il s'ensuit qu'on trouvait deux limbres accolés, l’un étant sens dessus dessous. Ces variétés sont rares, surtout oblitérées, parce qu'il fallait que l’affranchissement du pli eût demandé d'abord deux timbres,
Type d'un tète-bèche.
et que justement cela soit tombé au moment où l'employé élait arrivé à l'endroit de la feuille qui les contenait (les timbres étaient découpés aux ciseaux). Le 20 cent. noir tête-bèche se trouvait le troisième dans la dixième rangée de gauche de la feuille. Nous en avons vu une feuille entière, c’est Er nous citons cel exemple.
En 1852, Louis-Napoléon Bonaparte, étant pré éident de la République, n’a rien de plus pressé que de faire graver son profil pour en orner les vigneltes, et en août paraît le 25 centimes bleu, et le 3 décembre le 10 centimes bistre avec l'effigie de Napoléon non laurée. Le reste du dessin n’était pas changé, et les mots RÉPUB. FRANC. s'étalent au-dessus des cheveux du futur souverain,
bien peignés par le graveur Barre. C'est le seul modèle, du reste D : D ? 1 qui soit signé (un B au-dessous du cou).
Le plébiscite des 21 et 22 novembre 1852 fit proclamer Louis
Bonaparte empereur sous le nom de Napoléon II. Dès lors, au
Timbre-poste dif de la Présidence.
fur et à mesure de leur épuisement, les limbres-poste de l’ancien modèle sont remplacés par un nouveau type de l'aspect général de celui de la Présidence, mais portant en haut les mots EMPIRE FRANC. Dans le mois d'août 1853 paraissent les timbres de 1 fr. el de 10 centimes; dans le mois de septembre, ceux de 40 centi-
ŒT-EMPIREFRANC:T:]
Premier type du timbre de l'Empire francais.
mes, et dès le 3 novembre ceux de 25 centimes, les couleurs restant les mêmes.
Les 7-20 mai 1853 une loi réduit de 15 à 10 centimes la taxe des lettres affranchies de Paris pour Paris. Ce fut la première application de la prime à l’affranchissement. La thèse fut brillamment soutenue par M. Ansault : « De ce que la liberté du public doit être respectée, il ne s'ensuit pas que la taxe doive être la
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4 Fusage des timbres-poste, il pouvait y avoir égalité de frais d'adk ministration dans les deux cas, le service est, aujourd'hui, plus E onéreux d'un côté que de l’autre. :
à « La leltre affranchie ne donne lieu à aucun décompte, à aucune
inscriplion, à aucun risque; la lettre non affranchie exige, au contraire, des disposilions spéciales au départ el à l'arrivée. Cette dernière doit donc payer plus cher. S'il en était autrement, on arriverait à faire peser sur ceux qui payent d'avance les frais d'administralion spéciaux nécessilés par ceux qui confèrent à la Ce, 4 | pose l'obligation de recouvrer sa rémunération après l'accom= plissement du service. L’injustice serait d'autant plus criante & que le public sera libre de son action, etque celui qui n’affranchit
pas agit de propos délibéré; il doit donc supporter seul les frais