‹ Le timbre-poste francaisChapitre 27 sur 219 · er · texte numérisé non relu

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époque.

En 1859, une décision du ministre he finances autorisa la créa-

Ne.

TPS 5-72

lion de limbres à 1, 2 el # centimes pour l’affranchissement des imprimés. Jusqu'à celle époque, le port des imprimés et des:

paquels était payé en numéraire au bureau; le {ravail qui en. résullail pour le personnel était considérable, ‘et il était urgent

d'y apporter un remède. Il avait été difficile de procéder autre- 4 ment, à cause des taxes différentes par zones, qu'il était malaisé ; de faire apprendre au public. Comme conséquence à la décision ci-dessus, le directeur du service des postes décida qu'à partir du 1* novembre 1860 les nouveaux timbres seraient mis en cir-

culation et qu’en outre l’oblitération des timbres-poste mis sur 3 les imprimés aurait lieu, comme pour les lettres, par l’applicalion d'un timbre à date du bureau expéditeur. ‘118 | :

Au mois d'octobre 1860, la couleur du timbre de 80 cent. rouge 4 est transformée en couleur rose. 3 2

Le 1° novembre de lamême année paraît le timbre de 1 cenlime vert-olive. Les timbres projetés de 2 et 4 centimes ne

devaient pas paraître dans le lype en cours. : : A En 1861 parut chez l'éditeur Lacroix le premier catalogue de 1 timbres-poste ; il élait dû à M. Poliquet. Il fut imilé presque aussi- A tôt en Angleterre, en Allemagne et même en France. En janvier 1862, M. Moens, de Bruxelles, faisait paraître le Manuel du collectionneur de timbres-poste, puis suivirent en France ceux de M. Valette (1862), M. Mahé (1863), Nicolas (1865), Berger-Levrault | (1867), etc. | TES En 1862, il arrive une petite innovation dans l'emploi des : vignettes. Jusqu'à cette époque, on a élé obligé de séparer les

timbres - poste à l'aide d’une paire de ciseaux ou d’un canif très (ranchant'. Comme l'emploi se généralise de plus en plus, cette

1. En Angleterre, Archer avait trouvé depuis dix ans la manière de perforerles |

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facon de débiter les vignettes est lente et peu commode. Aussi différents sysièmes sont proposés. D'abord celui de M. Ridoux, qui consistait à rouler une bande de timbres de plusieurs mè-

tres sur un cylindre enfermé dans un cube; une fente ména-

Facteur rural.

gée sur l'une des faces portait une série de dents de scie et permettait la sorlie des timbres; en appuyant simplement sur une surface un peu dure, les timbres étaient détachés à l'endroit voulu au moyen du côté dentelé de l'ouverture. Ensuite vint la

feuilles de timbres telles qu'elles le sont aujourd'hui. Il reçut pour son invention une récompense nationale de 100.000 francs.

roulette, dont l'usage se propagea rapidement, C'élait une roue à dents fines et tranchantes {rès rapprochées, tournant autour d'un pivot maintenu par un manche‘. Un peu d'habitude suffi-

sait pour promener la roulette entre les vignettes et en déta- . cher un grand nombre en peu de temps. Enfin un industriel

bien connu, dont la maison existe encore à Paris, place de la 3ourse, M. Susse, perforait les feuilles de timbres apportées par les commerçants au moyen d’une machine appropriée. Celle machine à été achetée depuis par un marchand de timbres, qui s’en sert pour perforer des limbres qu'il vend comme spécimens des authentiques, lesquels sont assez rares, surtout pour les basses et hautes valeurs.

A partir du mois d'octobre 1862, l'administration commence à livrer les feuilles toutes perforées, telles qu’elles le sont encore aujourd’hui.

Il résulte de ce qui précède qu'on trouve des timbres de l’empire non couronné avec les variétés suivantes : non dentelés, percés en scie, percés en lignes, piqués Susse, perforés par l’administration. Aussi, avant de parler du nouveau type qui parut en 1862, résumons, comme nous l'avons déjà fait, les types. in à celle époque. ,

Timbres du modèle de l'Empire 1853 (tète de Napoléon non couronnée).

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