PACE ET
Le 24 décembre, le Rouget-de-l'Isle arrive à Alençon (Orne).
Le 27 décembre, le Tourville tombe à Eymouliers (Haute- Vienne).
Le 29 décembre, le. Bayard descend à la Mothe-Achard (Vendée).
Le 30 décembre, l’'Armée-de-la-Loire arrive près du Mans, en pleine armée de la Loire !
Re.
* RÉPUBLIQUE si
3 Fac-similé de la vignette qui ornait certaines leltres 5 q par ballon monté.
Le 3 janvier 1871, le Merlin-de-Douai va jusqu'à Massay (Cher)...
Le 4 janvier, le Newton alterrit à Digny (Eure-et-Loir). : Le 9 janvier, le Duquesne, muni d'une hélice, essaye de se - diriger, mais en vain; il tombe près de Reims; le Gambetta arrive à Clamecy (Nièvre).
Le 11 janvier, le Xépler tombe à Laval.
Le 13 janvier, le Monge s’'échoue dans l'Indre, à Harfeuille ; le Général-Faidherbe emporte cinq chiens qui essayeront de rentrer dans Paris avec des dépèches. Il va jusqu’à Saint-Avit (Gironde). Le 15 janvier, le Vaucauson franchit la frontière et lombe à Armentières (Belgique).
Le 16 janvier, le Sfeenackers Ss'échoue dans les dunes du Luyderzée.
Me, :
Le 18 janvier, la Poste-de-Paris tombe aussi dans les Pays-Bas, à Veuray.
Le 20 janvier, le Général-Bourbaki marque la soixantième ascension et tombe en pays ennemi, près de Reims. L'aéronaule brüla son ballon et put sauver ses dépêches : c'était M. Mangin jeune. | AD Le 22 janvier, le Général-Daumesnil arrive à Charleroi (Belgique).
Le 24 janvier, le Toricelli tombe à Fuchemont (Oise).
Le 24 janvier, le Æichard- Wallace emporte le soldat Lacaze else perd dans l’immensité de l'Océan. Il toucha presque terre en vue de Niort; on cria à l’aéronaute de descendre, Soit qu'il n'entendit pas ou qu'il ne comprit pas, il vida un sac de lest, passa au-dessus de la Rochelle à une grande HE ur et disparut à l'horizon pour jamais ! Fr 0
Enfin, le 28 janvier, le Général-Cambronne s'élevait de la gare de l'Est à 6 heures du matin etalterrissait à Meuee dans le
département du même nom, à 1 heure du soir. Cet aéroslat,
ag
le dernier, apportail à la province la nouvelle de l'armistice. : 0
Il y eut pendant ce siège fameux 64 ascensions, quicomprirent: 6% aéronautes, 91 passagers, 363 pigeons voyageurs, 9.000 kilogrammes de dépêches, représentant rois millions de dépêches ji de lettres particulières. ‘
Cinq ballons tombèrent entre les mains de d ennemi, el deu se perdirent en mer.
Les lettres emportées par ballon ne pouvaient dépasser 4 grammes el élaient {axées 20 cenlimes.
Un décret avait organisé un service de poste par ballon non monté. On devait se servir de carles-poste en papier fort du poids de 3 grammes au maximum, mesurant 11 centimètres sur 7+
La taxe était de 20 centimes pour la France et l'Algérie; pour l'étranger, 40 centimes. Ce moyen fut abandonné presque aussitôt décidé.
Nous devons signaler aussi deux lenlalives faites par MM. Tissandier frères pour revenir sur Paris. La première fois ils parüirent de Rouen le 7 novembre et atterrirent à Pose, près de
Agrandissement des dépèches transmises par pigeons voyageurs.
Romilly-sur-Andelle. Le second essai ne fut pas plus heureux. Partis de Romilly, les aéronautes descendirent en pleine Seine à Heurtranville.
Dès les premières ascensions en ballon, on avait songé à uliliser l'instinct merveilleux des pigeons voyageurs pour porter des dépêches à la capilale assiégée.
Ces dépèches, d'abord écrites à la main sur pellicules, étaient roulées dans une plume d'oiseau, laquelle élail attachée à la queue du volatile. Plus tard, on inscrivit Loutes les dépêches sur des cartons et on faisait une réduction du tout au moyen de la photogra-
phie. Enfin, le nombre des dépêches augmentant, on les donna à typographier, et ce fut la maison Mame et fils, à Tours, qui futchar- . gée de ce travail, Les dépêches étaient composées en caractères assez gros (corps 9), on formait un placard de 37 cent. sur 93, divisé en trois colonnes, et l'on réduisait aux dimensions de 3 cent. sur 4.
On réunissait dix à douze réductions, que l’on roulait ensuite pour les confier au pigeon voyageur. Ces douze pellicules contenaient environ rente mille dépèches ; le tube qui les renfermait élait attaché avec un fil de soie. &
Arrivé à destination, l'oiseau était débarrassé de son léger fardeau, les pellicules, soigneusement déroulées, étaient mises entre deux lamelles de verre, puis dans une lanterne d’agrandissement, qui projelait les dépèches sur un écran blanc. Les caractères élaient suffisamment visibles pour que les employés assis devant . l'écran pussent les copier sans difficulté.
Ces dépèches étaient taxées à raison de 50 centimes le mot.
Nous ne pouvons pas nous étendre longuement sur les procédés photographiques successivement employés pour obtenir de bons résultats, n'ayant pas l'intention d'écrire l’histoire de la poste, et celte question ayant déjà été traitée longuement par plusieurs | auteurs. Rendons seulement un hommage aux hommes qui se dévouèrent à ce service, MM. Barreswil, Dagron, Fernique, Blaise, Van Roosebecke. , av >
IL est curieux, par exemple, de connaître les résultats de la poste par pigeons voyageurs. Sur 363 pigeons lancés vers Paris, 57 seulement revinrent à leur colombier, dont 4 en septembre, 18 en octobre, 17 en novembre, 12 en décembre, 3 en janvier et 3 en février. C’est relativement peu; seulement il faut songer qu'on était en hiver, qu'à celle époque les facultés des pigeons
Intérieur d’un pigeonnier.
semblent diminuer, et enfin que la saison fut des plus rigoureuses. Un grand nombre durent mourir de froid, être tués ou pris par les Prussiens.
Un décret du 10 novembre 1870 avait institué un système de - dépêches-réponses par pigeon, qui ne fut pas compris par le public. Le moyen consistait en ceci :
Onachetait la carte, qui était en vente dans les bureaux de poste et chez les débitants de tabac, au prix de cinq centimes, puis on
Recte. DÉPÊCHE-RÉPONSE.
(Décret du Gouvernement de la défense nationale en date du 10 novembre 1850.)
Prix de la présente carte, cinq centimes, représenté par un timbreposte qui sera placé dans le cadre ci-contre, c Les réponses doivent être exprimées par oui où pur non dans les co- Tonnes 5 à 8. Taxe d'affranchissement des réponses, au nombre de 4 ou au-dessous, un franc. s (Le numéro de 1a réponse doît être indiqué, à Paris, par l’expéditeur. Les autres colonnes de la dépêche-réponse seront | remplies par le correspondant dans les départements.)
TURN OnE T ÉRÈEE