RÉPONSES AUX QUATRE QUESTIONS POSÉES
ques- nee de pion fon Boo NUS
Fac-similé d'une carte dépèche-réponse.
DU PRENOM mes RE -| er pu nou (en toutes lettres)
où réside nes DU DESTINATAIRE LE CORAESPONDANT. Seat à Paris.
Dr esp fie SD UN ee Le
écrivait dans les colonnes 2 à 4 le nom du pays où résidait la . personne à qui l'on écrivait, ses initiales et enfin son adresse, puis dans une pu on adressail ue HAE questions bien pré- cises, par exemple : ° 1° Êtes-vous en bonne santé?
2° Votre fils a-t-il été amputé?
- 3° Avez-vous des nouvelles de Louis?
4° Croyez-vous à nos succès ?
On renfermait la lettre et la dépèche-réponse sous enveloppe,
et le tout était emporté de Paris par ballon. La missive arrivait : ; >
Lors
à destination, celui qui la recevait répondait par 0%? ou non, dans les colonnes 5 à 8, aux questions posées, et enfin celle carte élait affranchie à 1 franc, puis envoyée au siège du gouvernement. Les mots contenus dans les huit colonnes étaient composés, puis faisaient partie d’un placard destiné à être photographié et réduit sur pellicule. Lorsque le pigeon arrivait à Paris, on {ranscrivait la dépêche, qui élait envoyée enfin à l'expéditeur.
On le voit, le moyen était des plus ingénieux; il ne donna pas de grands résultats.
Il existe plusieurs modèles de ces dépêches-réponses; nous en donnons un reproduit côté recto, où l'on peut aisément lire le libellé; au verso il y avait les indications suivantes :
« La présente carte, revêtue, par le correspondant dans les
départements, des réponses par owi ou par »0n qui doivent être portées aux colonnes 5 à 8, d'autre part, sera déposée par ce correspondant, affranchie en limbre-poste, au bureau de poste d'expédition, qui l’adressera par le premier courrier au délégué du directeur général, à Clermont-Ferrand. »
MM. de Montgalland, Delort et Robert avaient imaginé de
construire des boules roulantes à ailettes, que l'on immergeait en amontde Paris, en pleine Seine. Les lettres ne devaient pas
peser plus de 4 grammes, et coûtaient 1 fr. 80, taxe et affranchis-
sement. Aucune de ces sphères, de la grosseur d’un chapeau, n'arriva à destination. Les Prussiens, qui avaient eu vent de la chose, lendirent des filets et les arrêtèrent; seulement, après l'armistice, quelques boules furent relevées à Paris.
Après la guerre, au moment del'insurrection de Paris, la Commune avait organisé un service de poste qui fonctionnait assez
mal faute d'argent et qui n’inspirait pas une grande confiance au
public. Le gouvernement de M. Thiers refusait, du reste, obsti-
er. ct at de
ñément de reconnaître ce service. Aussi plusieurs particuliers créèrent des agences où, moyennant une faible redevance, ils se chargeaient de faire parvenir les leltres à destination.
Dans les provinces envahies, à mesure que les Allemands avancaient, ils confisquaient à leur profit {ous les services, les postes
Boules roulantes à ailettes,
comprises. Cependant ils n'osèrent pas se servir de leurs timbres et gravèrent un modèle spécial. Voici deux documents à ce sujet :
Service des correspondances avec l'administration des Postes de Nancy.
Berlin, 6 septembre 1870,
Pour l’affranchissement des envois de la‘posle aux lettres, du ressort de l'administralion des postes à Nancy, il sera mis en usage de nouveaux timbres-poste portant la désignation de « Postes » et le montant de la valeur en « centimes ». Des timbres seront émis à 1, 2, 4, 10 et 20 centimes, savoir :
à 1 centime imp. en vert clair sur papier blanc. À à 2 centimes imp. brun foncé — $ à 4: — : imp. gris =
à 10 centimes imp. brun clair sur papier blanc. à 20 — imp. bleu —
Le fond de ces timbres élait formé de pelites lignes en réseaux, comme on peut le voir sur le spécimen que nous reproduisons ci-con(re. :
(Ces timbres ont élé réimprimés par un marchand de Ham-
bourg, pour des collectionneurs. )
Type de l’Alsace-Lorraine. Timbres fiscaux de l'Alsace-Lorraine.
Ordonnance du 28 octobre 1870, concernant le service des postes dans l'administration du gouvernement général de l'Alsace et de la Lorraine: allemande. — Nous, Guillaume, par la grâce de Dieu roi de Prusse, etc., com-
mandant en chef des armées allemandes, ordonnons ce qui suit : , 1 “8
.… Les établissements de la poste doivent, par un règlement de détail de - 20) l'autorité supérieure des postes, avoir disponibles des timbres pour l'affran- : x chissement des envois postaux et les débiter au prix de la valeur y énontée. - Outre les timbres actuellement en usage, il en sera débité à 5 et 25 centi- #4
d’enveloppes d'affranchissement, de cartes postales et de formulaires de -mandats-posle; cependant, pour les enveloppes d'affranchissement, il sera LE percu, en dehors de la valeur énoncée sur le timbre, un supplément équiva- = lent aux frais de fabrication des enveloppes. |
mes. Les établissements dela poste sont autorisés à s'occuper-aussi du débit
Des timbres fiscaux furent aussi en usage. On en trouvera la description au catalogue, . 1 .
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