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Vue de l'hôtel des Postes (angle des rues Jean-Jacques-Rousseau et Étienne-Marcel).
lettres, les réclamations de la poste restante; 2° l’affranchissement des journaux et imprimés payés en numéraire au moment de leur départ; 3° la caisse, ouverte au public pour les mandats et articles d'argent, caisse d'épargne, recouvrements, elc.; centralisation de la complabilité de tous les bureaux de Paris.
En 1894, sous les mêmes raisons qui avaient fait adopter en 1875 l’idée d’un changement de timbre, on ouvrit un concours pour l'adoption d’un nouveau type, qui celte fois personnifiât bien Le régime républicain.
Dès 1892, M. Mesureur entrelint la commission de la nécessité de changer la vignelte, et M. Roger Marx fit une brillante campagne dans ce sens. Parmi ses nombreux articles, nous signale-
rons les-passages où il exposait ses raisons pour l'adoplion d’une
monnaie et d’un timbre plus en rapport avec les idées et l'esprit modernes. Dans le Æapide du 22 octobre 1892, il disait: « En sus d'un moyen d'affranchissement, qu'est par lui-même le timbre? Rien moins qu'une estampe officielle et nationale, qu'une estampe à laquelle on ne saurait dénier la portée esthétique, la valeur documentaire. De l’art, il relève par la composition du sujet, par la technique de la gravure; à l'histoire il appartient comme un témoin révélateur de l’époque, du pays, du régime. Aussi bien, j'imagine, est-ce pour ne point trouver définis l'époque, le pays, le régime sur l’image, que M. Mesureur supplie qu'on y veuille renoncer. Il l’a regardée, etnon sans mal; qu'estil parvenu à découvrir? Debout, aux côtés d’une mappemonde, les mains se rejoignant sur le globe, une femme demi-nue élevant un rameau d’olivier, et, pareillement dévêtu, un porteur de caducée. M. Mesureur s’est demandé en quoi une telle représentation pouvait exprimer l’idée de la France, de la troisième République, et la conviction s’est imposée à son esprit que ce
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limbre n'était celui d'aucun temps, d'aucune nalion; que l'Etat -
mérilait un symbole autre que cette rhélorique creuse, un symbole en moins lointain rapport avec le présent, et capable de répondre aux interrogalions de l'avenir. De là, selon nos présomplions du moins, la proposition et le vote du crédit permettant la mise au concours d'un modèle nouveau. »
Le 9 février 1893, M. Mesureur prononçait à la tribune de la Chambre les paroles suivantes : « La commission du budget estime que la République française a le devoir d'affirmer son existence sur toutes les manifestations publiques officielles. Elle demande donc au gouvernement d'établir, au moyen d'un concours public entre artistes français, une vignette nouvelle pour les timbres-poste, vignelte ayant véritablement le caractère républicain et moderne, qui convient à notre gouvernement et à notre démocralie. »
Le ministre du commerce prenail l'engagement de s'occuper de la question, et enfin, après de nombreux pourparlers, le 4 f6vrier 4894, le Journal officiel promulguait le règlement suivant :
« Un concours sera ouvert le 5 février, à la direction générale des postes et télégraphes, pour la créalion d’un nouveau type de limbres-poste répondant, par les compositions de sa vignette, au régime politique de la France. ts
« Les conditions de ce concours sont les suivantes : ï
« Les concurrents français sont seuls admis à y prendre part.
« Le nouveau timbre-poste devra comprendre dans sa composition les mots, en foules lettres : « Postes » et « République fran- « çaise », et l'emplacement propre à recevoir l’indicalion de la valeur du timbre. a
« Cette indicalion devra ressortir d'une manière {rès apparente.
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