‹ Le tintoret, opera en 3 actesChapitre 10 sur 34 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MARIETTA

O ciel ! Madame, Qui nous protégera ?...

Nous sommes perdues.

FAUSTINA

De vous nous fûmes entendues?...

Madame, ne craignez rien...

Montrant Véronèse

Je puis vous garantir son honneur et le mien.

Vous m'avez rendu la croyance A tout ce qu'autrefois j'aimais...

Vous m'avez donné l'espérance...

Ah ! soyez bénie à jamais !

Il lui prend la main et la baise respectueusement. — Faustina demeure immobile malgré elle.

ENSEMBLE

Ma peine est effacée, Mon âme est caressée De mille espoirs nouveaux.

Désormais son image Et son tendre langage Soutiendront mes" travaux.

VERONESE

Sa douleur est passée !

Je lis dans sa pensée

Des sentiments nouveaux.

Je vois sur son visage Resplendir un courage Fécond pour ses pinceaux !

FAUSTINA

Mon âme est oppressée...

Je me sens traversée D'un sentiment nouveau.

Désormais son imnge, Son amoureux langage Troubleront mon cerveau !

MARIETTA

Sa joie est effacée :

Je lis dans sa pensée Un trouble tout nouveau.

Est-ce un léger nuage, Précurseur de l'orage Dans un ciel pur et beau ?...

FAUSTINA, écoulant

Des voix de ce côté... quelle horrible méprise...

MARIETTA, courant à uue autre issue

Ciel ! j'aperçois le Duc aussi !

FAUSTINA, au Tintoret

De grâce, sauvez-moi !... car si j'étais surprise, J'en mourrais !

LE TINTORET. lui ouvrant une porte dérobée

N'ayez crainte et venez par ici !

Nul no vous aura vue!...

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