LE PEUPLE
C'est la fête de leur patronne, Le couvent aujourd'hui rayonne,
L'autel brille dans sa splendeur.
Gourons aussi vers la chapelle, A ceux qui souffrent sainte Angèle Sait verser la paix dans le cœur !
Au dernier rang des nonnes, se trouve Faustina en costume de novice. Elle s'arrête et regarde ses compagnes gravir les marches de la chai elle.
Heureux qui peut dans cette enceinte Trouver le calme et le repos !
Mon âme de douleur étreinte N'y voit nul remède à ses maux...
Le front prosterné sur la pierre En vain j'invoque le Seigneur; Je répète en vain la prière Que chacun dit avec ferveur...
Dans les sons de l'orgue qui citante, Sons les piliers au blanc contour, J'entends une voix plus touchante Qui me parle d'amour !...
On entend le chœur.
Fuyant tous les bruits de la terre En vain j'erre partout le soir...
Je m'enferme en vain, solitaire, Au fond du temple sombre et noir...
Aux feux de la lampe tremblante, Sous les derniers rayons du jour, Je vois une image troublante Qui me parle d'amour!
Avec résolution.
Je ne puis, plus longtemps, souffrir un tel martyre...
Désormais je ne veux pas Murmurer un serment qui sur ma lèvre expire : J'ai honte de moi-même et j'en frémis ! Hélas !
Elle se prosterne au pied d'une des colonnes.