‹ Le tintoret, opera en 3 actesChapitre 24 sur 34 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Alors, tu m'attendais?...

Je t'implorais, en grâce..

Et vainement le jour suivait le jour qui passe. Je disais: « Il viendra !... »

Si j'avais pu savoir!., Moi qui souffrais tant sans te voir !

Déjà depuis plus d'une année Je n'ai pas vu luire un seul jour Sans te suivre en ta destinée Invisible dans mon amour!...

J'ai vu l'Italie empressée S'emplir de ton nom glorieux, Moins que mon cœur de ta pensée Et d'un espoir silencieux...

Ah ! parle encor, ma vie est sur ta lèvre...

J'ai tant pleuré loin de toi !...

Mon sano- s'est brûlé dans la fièvre.,

Ne crains plus rien auprès de moi !

ENSEMBLE

0 doux instant d'ivresse I Moment délicieux !

Du fond de ma détresse Je vois s'ouvrir les cieux !

Demain, je rentrerai chez mon tuteur, joyeuse Et je le fléchirai!

Ta douleur doit toucher une âme généreuse.

FAUSTINA

Il est bon, je l'attendrirai...

Mes sœurs sortent de la chapelle.

Protégez-nous, ô sainte Angèle, Versez la paix en notre cœur ! »

Elle chante avec le chœur qui reprend l'air.

LE TINTORET la suit et s'agenouille auprès d'elle Au pied de ces autels que nos mains soient unies !

FAUSTINA, à genoux, avec ardeur

Oh ! quel que soit notre avenir, Seigneur, Je le supporterai pour ces heures bénies...

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