‹ Le tirage des épreuves en photographieChapitre 17 sur 63 · LAVAGES · texte numérisé non relu

LAVAGES

NOMBRE DE CENTIMÈTRES CUBES DE LIQUEUR d’iODE POUR 100®'”3 d’eau DE LAVAGE

quantité d’hyposulfite RENFERMÉE DANS 100'“3 d’eau de LAVAGE

Ier lavage

2® lavage

3e lavage

4e lavage

5e lavage

6e lavage

7e lavage

8e lavage

Comparativement à cette méthode d’élimination par diffusion, MM. Lumière frères et Seyewetz ont essayé de laver une épreuve pendant vingt minutes sous un robinet débitant environ 7^^500 d’eau par minute, c’est-à-dire en consommant ISO litres d’eau. L’épreuve a été ensuite laissée cinq minutes dans 100 centimètres cubes et l’on a titré l’hyposulfite. lia été reconnu que cette quantité était à peu près la même qu’après le cinquième lavage dans le procédé d’élimination par diffusion.

Afin de vérifier si la petite quantité d’hyposulfite pouvant rester au fond de la cuvette empêche la diffusion de se produire, l’expérience a été reprise en changeant la cuvette après les dix premières minutes de lavage. Le résultat a été sensiblement le même que dans le traitement direct par un courant d’eau sans interruption.

Un autre essai comparatif a été fait en lavant l’épreuve sur le dos d’une cuvette, pendant vingt minutes, l’épreuve étant laissée dix minutes sur l’une de ses faces et dix minutes sur l’autre. Les résultats du titrage ont été presque identiques à ceux du lavage dans la cuvette sous un courant d’eau.

COMMENT ON VIRE, ON EiXE ET ON LAVE. lOl

139. — « Nous pensions primitivement, riisentMM. Lumière frères et Seyewetz, qu’on arrivait à éliminer complètement l’hyposulfite retenu dans l’épreuve en employant l’un ou Lautre des procédés précédents. Nous nous basions, pour\érifier ce fait, sur l’absence de toute réaction pro-

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Diagramme montrant l’élimination de l’hyposullîte selon le nombre de lavages.

duite par l’addition d’azotate d’argent ou de liqueur d’iode aux dernières eaux de lavage.

« Nous avions reconnu que, malgré l’absence de ces réactions, des quantités très appréciables d’hyposulfite étaient pourtant retenues énergiquement par la coucbe gélatinée du papier. Pour déceler leur présence, il suffit,

1Ô2 LE TiHAGÈ des ÉPREUVES EN PHOTOGRAPHIE.

après avoir bien égoutté les épreuves, de les presser fortement avec la main et de recueillir la petite . quantité de liquide ainsi éliminée. On constate que ce liquide donne les réactions de Thyposulfite de sodium. Nous avons fait une série d’essais pour déterminer, dans quelles conditions, on arrive le mieux à éliminer ces dernières traces d’hyposulfite de sodium.

« Si Ton presse les épreuves après chaque lavage, on remarque que la quantité d’hyposulfite devient très faible et peut être éliminée rapidement. D’ailleurs ce phénomène a déjà été constaté avec diverses substances, notamment avec les fibres textiles imprégnées de sels solubles dans l’eau, l’élimination de ces sels se produit d’autant plus facilement qu’on tord mieux les fibres.

<( Nous avons, dans nos essais, comparé divers modes de [iressage. Une série d’épreuves égouttées ont été placées en las dans une cuvette 13 X 1 8, puis pressées ; une autre série d’épreuves ont été, après chaque traitement par l’eau, placées les unes à côté des autres ou en tas dans des doubles de papier buvard puis pressées. Enfin, nous avons essayé de combiner les deux procédés et nous avons constaté qu’on obtient ainsi l’élimination la plus complète et la plus rapide de l’hyposulfite de sodium. Toutefois, il faut avoir soin, après avoir exprimé l’eau des épreuves, en les pressant en tas dans la cuvette, de les humecter à nouveau avec une petite quantité d’eau avant de les presser entre les deux buvards.

(( Néanmoins, si Ton se contente de presser fortement les épreuves les unes à côté des autres, entre deux feuilles de buvard, on arrive, après sept traitements successifs par 100 centimètres cubes d’eau pour chaque épreuve, à éliminer toute trace d’hyposulfite de sodium décelable et à ne plus avoir de réaction sensible par l’azotate d’argent.

« On est frappé de l’efficacité de ce traitement en le comnarant aux procédés ordinaires.

« Avec le simple lavage sous l’eau courante en faisant flotter les épreuves dans une cuvette, nous avons lavé dix épreuves 13x18 dans une cuvette 24 X 30 pendant cinq heures avec un robinet débitant 7“‘,5 à la minute (soit 2250 litres en cinq heures).

COMMENT ON ViUÊ, ÔN FIXE ET ON LAVE.

Nous avons constaté en pressant les épreuves qu’elles donnent, avec l’azotate d’argent, une réaction à peu près aussi intense qu’au moment où les eaux ne contiennent plus des quantités appéciables d’hyposulfite.

(( Les conditions du lavage ne sont pas notablement améliorées si l’on change les épreuves de cuvettes, par exemple tous les quarts d’heure, pour se mettre à l’abri de l’hyposulfite qui a pu rester au fond.

(( Par contre, elles sont modifiées, d’une façon appréciable, si l’on presse fortement les épreuves dans la cuvette, en faisant égoutter l’eau de pressage avant de faire un nouveau traitement par l’eau. »

En somme, Pélimination totale de l’hyposulfite de sodium par l’eau courante seule demande un temps considérable et une dépense d’eau formidable. Dix épreuves 13x18 ayant 'subi un courant d’eau, d’une totalité de 100 centimètres cubes en vingt-quatre heures, présentent encore une faible réaction à Pazotate d’argent. Donc, en lavant les épreuves comme nous avons coutume de le faire nous dépensons de l’eau en pure perte. Les expériences de MM. Lumière frères et Seyewetz nous le prouvent, elles nous indiquent aussi le meilleur mode opératoire. Il réjouira tous ceux qui, disposant de peu d’eau, se croyaient des déshérités de la photographie. Il enthousiasmera tous les adeples de la photographie.

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