Telle est la nouvelle méthode, considérablement
(1) Voir mon ouvrage : Les Nouveautés Photographiques, année 1898.
plus pratique que rancienne, à la sciure chaude, fournie par le fabricant du papier charbon-velours, et qui a été très visiblement inspirée par un très excellent article pratique de M. Puyo, publié en 1898 dans le Bulletin du Photo- Club de Paris. 11 y a encore quelques petites divergences. C’est plutôt à regretter. La pratique indiquée par M. Puyo est parfaite en tous points. J’en parle par expérience. Aussi crois-je bon de la résumer en la complétant par des commentaires.
507. — Pratiquant d’ailleurs la sensibilisation, comme je le faisais moi-même depuis le début et comme je l’ai indiqué, sans se préoccuper le moins du monde de la température ambiante de la chambre de séchage, M. Puyo compose son bain sensibilisateur au titre invariable de 2 p. 100, et y immerge la feuille de charbon-velours pendant deux minutes à deux minutes et demie. Il ne précise pas la température du bain et se contente d’indiquer l’adjonction d’un petit morceau de glace en été. Comme je l’ai dit, ce bain me semble toujours devoir être tenu à la température de 18° C. De plus, et pour des raisons qui sont très longuement exposées dans le chapitre suivant, je préfère au bichromate de potassium seul, l’alliance de ce sel avec le bichromate d’ammonium.
La quantité totale étant minime, on petit faire l’alliance par parties égales, sans tenir compte des poids moléculaires.