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— 198$ — représenté par une pelite lacune vasculaire, un seul tube criblé et quelques cellules de conjonctif (1).
Chez toutes ces plantes, il existe de nombreux faisceaux corticaux, dans lesquels la réduction du tissu conducteur est toujours plus grande que dans le cylindre central.
Les plus petits de ces faisceaux ne possèdent plus de lacune vasculaire, mais le tissu criblé est toujours bien représenté.
Feuille. — La feuille des Monocotylédones aquatiques présente
Fig. 102. — Zostera marina. Faisceau libéroligneux médian de feuille : t, tubes criblés ; les épaississements intercellulaires sont indiqués par un pointiilé (d'aprés SAUVAGEAU).
Schenck. — Anat, d. submersen Gewcichse, Bibl. bot. Cassel, 14886 pl. VILL, : \
des réductions ligneuses analogues à celles de la tige ; le liber est de même représenté par de gros tubes criblés. Chez le Zostera marina, la feuille contient 5, 7 ou 9 faisceaux sans gaine endodermique, ni péricyele ; on trouve simplement £ à ' L G RS TRE pe , CE autour d'eux de petits paquets de fibres épaisses, de nature cellulosique, allongées et sans ponctuations. Le bois est représenté par une lacune, d'autant plus large que le faisceau est plus puissant et bordé de larges cellules rayonnantes à bord central épaissi.
Fig. 103. — Cymodocea æquora. — Coupe à la base du limhe montrant le faisceau médian (d’après SAUVAGEAU).
Le liber forme une masse de cellules plus étroites, assez rapprochées, mais séparées de la partie ligneuse. Les tubes criblés plus larges ne renferment qu'un contenu aqueux et paraissent vides, tandis que les cellules-compagnes ont un protoplasma plus dense, qui les distingue du parenchyme libérien. On sait que chez les végétaux supérieurs, ce dernier ne présente jamais d'espaces intercellulaires, à l'exception de quelques plantes sans chlorophylle ; or, le liber des Zostera offre cette particularité que tous les éléments libériens sont séparés par de petits méats triangulaires (fig.102). Certains de ces méats s'agrandissent et se fusion nent avec leurs voisins en un espace intercellulaire irrégulier, qui se remplit, d'après Sauvaceau [177], d'une matière de dégéncrescence de la paroi, qui serait un composé peetique (1). Ces
(4) Mangin, — Sur la substance intercellulaire. Journ. de Bot., t. IT, 1888.
épaississements intercellulaires se rencontrent aussi dans le Ussu criblé des Cymodocea, Posidonia, Potamogeton., ete., el paratssent caractéristiques de la plupart des plantes aquatiques.
Chez les Potamogeton, la lacune vasculaire renferme de petits vaisseaux séparés el accolés à sa paroi: dans les pétioles âgés, cette lacune se rétrécit, pendant qu'il se différencie de nouveaux vaisseaux à large lumen dans le conjonctif. Le faisceau s'entoure alors d'une forte gaine scléreuse /P. natans). L'amas libérien est tout à fait analogue à ce que nous avons décrit chez le Zostera. Chez les uppia, le faisceau est extrèmement réduit, il est représenté seulement par une lacune vasculaire sous-péricyclique vers l'épiderme supérieur, et inférieurement par quelques tubes criblés et quelques cellules de parenchyme.
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Les faisceaux des Cymodocea différent de ceux des Zostera et se rapprochent des Posidonia, par la lignification plus où moins prononcée de la gaine endodermique. La lacune vasculaire content quelques vaisseaux réticulés à faibles épaississements. La masse criblée se compose de deux tubes criblés et de quelques