I.oranthacées : Nuylsiu
§ 2. — Racine.
Les tubes criblés inlerlignein dans les racines. Ils ont été
Fig. 96,—Coupe transvei'sulc de la racine li'Erijthræa Contaurium. — end, endüdeniie ; l, libui’ ; h, bois secondaire; /'ci, fascicule criblé inlerligiieu.v (lig.
originale).
; se rencontrent assez fréquemment signalés dans presque toutes les plantes qui en possèdent dans le bois secondaire de la tige {Strychnos, Mémécylées, Chironia, Gentüma, Onagniria, etc.).
Récemment , nous avons montré que leur présence était pour ainsi dire constante dans les racines de toutes les Gentianacées pouvant atteindre un développement suffisant. Dans les petites racines à cylindi-e central très \\gmf\é{Erythræa, Chlora, etc.), le liber normal est peu développé, et l’on rencontre à l’intérieur du corps ligneux des îlots inclus de parenchyme ligneux mou contetenant des tubes criblés.
Les grosses racines présentent un caractère tout différent; elles sont très parenchymateuses {Gentinna lutea, puncliila, purpurea,etc,.,heancoup de Siveertia, etc.), et c’est de même aux dépens du parenchyme,que des foyers de multiplication donnent naissance à des îlots criblés, bien décrits par MuYiîn [148] pour le G.
lu/ea, et que nous avons retrouvé dans un grand nombre d’espèces de Genliana et de SweertiuYM'A']. Des formations analogm's existent dans les
l•a(•itles de lie|ladoni‘, de Raifoii. etc.
pAH.Miîvriiiii [157] signale les mêmes faits,dans wWoAVOnagraria, paivifolia, cruciata^ etc.
Dans la plupart des racines dos plantes à tissu criblé médullaire et dépourvues de moelle, la présence de tubes criblés interligneux doit être un fait général; il reste à faire un travail d’ensemble sur la disposition et le développement des fascicules criblés médullaires et interligneux dans la racine, ainsi cpie sur les rapports qui peuvent exister entre ces formations surnuméraires dans la racine et la tige.
Des racines des Stn/chnos, Chironia, etc., possèdent, comme les tiges, des îlots libériens vrais, inclus dans le bois par le môme processus.
D. — Tenns ciiinuis uijvF.t.oppKS dans lf. piîmcYcuî, lf.s hayons MÉDULLAiniiS ou u’iîCORCE.
Les Cncurhita, en ce qui concerne le développement des tubes criblés extra-libériens, sont évidemment les plantes qui offrent le plus d’intérêt. En effet, on trouve des tubes criblés non seulement dans la moelle (lig. 18), mais encore dans l’écorce, dans le péricycle et môme dans les rayons médullaires.
Chez bon nombre de Monocotylédones [Acoriis, Monstera Calla, Graminées), et chez (juelques Dicotylédones, notamment dans les Primula de la section Primitlaslram {P. offtcinalis, grnndi/lora, etc.), la tige produit, dans son péricycle, des faisceaux do tubes criblés, anastomosés en réseau, et de plus, en communication avec le lib('r des faisceaux libéroligneux, sur lesquels s’insèrent les racines latérales qui se forment aux dépens de l’assise péricyclique externe. Les plantes où il se constitue un pareil réseau radicilère, soit dans toute la longueur de la tige (.lco/-«.s, Monstera, Primula, etc.), soit seulement au voisinage des nœuds [Calla, Graminées) sont donc autant d’exemples do la formation de tubes criblés péricycliques (Van Tiiîohiîm).
Dans les ])lantes à tissu criblé périmédullaire, dont le cylindre central est conqjosé de faisceaux libéroligneux séparés par de larges rayons médullaires, il n’est pas rare de voir apparaître de petits foyers d(! multiplication dans le tissu de ces derniers. 11 se forme ainsi de petits fascicules criblés. Parfois des vaisseaux viennent s’adjüindi'c à la face interne de ces îlots qui deviennent dos
rasriculos cribro-vasculaircs siiscepliblos de s’accroîliH* par apparition d’un cambium ; mais beaucoup des fascicules restent simplement composés de tubes criblés et de parenchyme. Ce cas se rencontre chez une grande quantité de Composées Liguliflores et de Campanulacées.