SIR WILLIAM PHIPS
Voici le court exposé des causes qui amenèrent contre le Canada l'attaque de
Par suite de l’accession de l'Angleterre à la ligue d’Augsbourg contre Louis XIV, la Nouvelle-France allait avoir à lutter contre les colonies anglaises. On se battait là-bas, dans la mère-patrie, il fallait conséquemment s’entrégorger de ce côté-ci de l’Atlan- ” tique ; rien de plus logique alors. Tel fut Fe pourtant le premier mobile de ces luttes si fréquentes qui désolèrent, dès leur nais-
sance, les colonies anglaise et française sur d” ce continent. pa
Mais comme le parti victorieux finissait ” vaturellement par y trouver son profit, ces | querelles entre les parents de la vieille sis Europe dégénéraient en personnalités chez tel leurs remuants enfants d'Amérique. Ils ne re. se battaient plus, en fin de compte, pour le lo bon plaisir de leurs auteurs, mais bien la plutôt pour faire tort à leurs voisins et en empiéter le plus possible sur les possessions on
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En 1689, la guerre étant résolue entre la France et son antique rivale de l’autre côté de la Manche, les colons anglais et français du Nouveau-Monde, se mirent à dérouiller leurs vieux mousquets et à fourbir leurs épées de combat.
Cette fois-ci, les Canadiens voulurent ètre agresseurs et prévenir leurs ombrageux voisins en portant la guerre au sein même du territoire ennemi. “ Leur premier plan,” dit M. Garneau, ‘était de l’assaillir à la “ fois à la Baie d'Hudson, daifs la Nouvelle- ‘ Vorketsur différents points des frontières ‘* septentrionales.” :
Le premier coup fut porté dans la Baied'Hudson que d’'Iberville rendit à la France par de glorieux combats qui n'étaient que les préludes de ses futures victoires.
Mais le projet de M. de Callières, qui consistait à attaquer la Nouvelle-York et par terre et par mer, bien qu’agréé d’abord, ne reçut ensuite aucune exécution. On intima l'ordre aux colons français de se borner à la défensive, vu qu'on avait assez à faire en France et qu’il était impossible, disaiton, de leur venir en aide d'une manière
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efficace. Il fallut donc abandonner ce projet | | qui plaisait tant à MM. de Callières et de | Frontenac.
Ce dernier gouverneur voyant la colonie livrée à ses propres ressources, ne voulut cependant pas renoncer complétement à ses desseins; et, dans l'hiver de 1689-90, il organisa, Coup sur coup, les trois expéditions de Schenectady, de Salmon-Falls et de Casco. Ou sait qu’elles furent toutes trois couronnées de succès, surtout la première qui pruisit une profonde et terrible sensation dans la Nouvelle-York.