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(lire : L’Epervier, laiireau l’Epervier triompliant Râ ....
il a faiL ce sien monument à son père Osiris qui réside chez les
Clccidentaux, seigneur d’Abydos, afin qu’il lui donne la vie comme Rà élernellemenl. Sur le côté gauche courait également une inscription
horizontale disant :
^ ; c’est-à-dire : L’Épervier grand Rà fils du
Soleil il a fait ce sien monument à son père Osiris (|ui réside
chez les Occidentaux, seigneur Alpydos, afin qu’il lui donnela vie comme Rà éternellement.
La seule lecture de ces inscriptions montre que, à l’exception de la
mention d’Anubis, on ne peut tirer aucun renseignement sur le roi qui conserva ce monument ou qui fit graver cette dédicace sur le lit d’Osiris. Tout a été martelé avec tant de soin dans les parties vraiment intéressantes des inscriptions qu’on n’en |)eut absolument rien tirer d’utile à la science chronologique. Tout ce (ju’on voit, c’est (|ue ce roi avait un ]»rénom dans lequel le signe du soleil entrait, Rà, et c’est tout. Or ce signe entre dans tant de prénoms royaux (ju’il est impossible de choisir le(]uel a fait graver son nom sur ce monument. D’autre part on pourrait peutèlre arriver, en considérant le protocole l oyal, à voir à (piel roi il se rapporte ; malhenrciisement encore, les signes (|ui ont échappé au mart(dage sont dessignesqui ne donnent aucune indication, car ils entrent presipie dans tous les protcjcoles. J’avait cru tout d’abord (jue ce protocole était celui de Séti R'', je l’avais même dit à M. Loret au mois de janvi(>r dernier, aloi-s que seul j’avais vu le monument et c’est de là (|ue le dii'ecteur actuel du Service des Anticpiités en Egypte a cru pouvoir lélégrapliier, dans nue dé[)cche officielle adressée au Gouvernement ('gvplicm, (pie le lit d’Osiris était d’é|)0(pie rainesside, assertion dont je lui laisse' coiii plctement la r(;sponsahilil(‘; mais à la réllexion, (pioi(|u('
LK TOMÜEAr D'OSIIUS
le l'ail IVil assez vraiseml)lable, je vis qu’il était coinplèleuient itn]K)ssihle, parce (pi’eii tenant compte des dimensions dos caractères liiéroglyphi(pies employés dans les inscriptions, le cartouche-nom de Séti 1'-’^' exigeait plus de ])lace que ne ])ouvaiten olIVir le cartouche |)résent sur le monument. ^les tentatives ont donc complètement échoué à ce sujet, et je dis tout simjilement que je idai pas pu trouver le nom du roi (pii lit (graver cette dédicace.
^Maintenant une (piestion se pose : celui (pii avait l'ait graver la dédicace est-il le même (pie celui (pii avait l'ait scul|)ter le monument ? Il n’est pas rare, en efïet, en Égypte de constater (pi’un pharaon, (pii n’était entré pour rien dans la construction d’un monument, en usurpe le mérite ou la ghjire en y faisant graver simplement une dédicace dans le genre et la formule de celles ipii |)récèdent. En a-t-il été de meme pour le lit funéraire d'Osiris? Je serais assez tenté de ré[)ondre par rallirmative, et voici les raisons (pii jxuirraient militer en faveur de cette hyjx)tlièse. Tout d’aliord il y a une grandi; dill'érence entre la graviin; des inscriptions ipii se trouvent à côté des personnages rejirésentés et celles (pii sont gravées sur le pourtour du lit ; (piicompie les verra observera (jue les premières sont grossièrement gravées en comparaison des si'condes, lorsipie la difliculté était exactement la même. En second lieu, la facture du monument est archaï([U(' au premier chef : les têtes de lions en particulier sont d’un l'aire tout à fait primitif (pii arrive à l’expression cherchée [lar la seule ligne; il y a une énorme dilfiT’ence entre ces tètes de lions et celles, jiar exemple, (pii sont gravées sur les parois du teni[)le de iMédinet-lIahou, en pleiiu' épo([ue ramesside, puisipi’on a parlé des llamessides, si bien ([in; personne, je pense, ne sera tenté de les comparer. En troisième lieu, il siiflit d’examiner la forme d(;s insignes (|ue le défunt déifié tient entre ses mains |)our voir (pi’ils sont faits d’une manière et dans une forme (pii ne sont pas de coutume, ou nnune connues, dans les monuments (‘gyptiens. la; fouet entre autres est fait d'une façon toute spéciale à ce monument ; le lecteur pourra le constater lui-même d’après une [)hotogra|)hie très bien venue (pii a servi [loiir faire la [ihototypie ipi’il trouvera dans ce volume. Il en faut
Tombeau d'Osiris.
LE TOMBEAU D'OSIHIS
donc conclure qu’il y a archaïsme dans le monument, ou tout au moins recherche d’archaïsme. Je ne déciderai pas la question ; mais je ferai observer que si le sculpteur avait recherché la forme archaïque des âges passés depuis longtemps dès son époque, il n’aurait pas sans doute commis la faute qui a été commise sur le lit d’Osiris et aurait mis les mains ([ui tiennent les insignes dont je viens de parler dans l’axe du corps, c’est-à-dire dans la ligne perpendiculaire tombant du milieu du visage sur les pieds; et c’est ce ([iii n’existe pas dans le lit d’Osiris: les deux mains ne sont pas au milieu de la poitrine, elles sont reportées plus à gauche par une de ces inadvertances que l’on ne trouve guère que chez les primitifs. C’est pourquoi je suis enclin à conclure que les inscriptions du pourtour du lit sont l’œuvre d’un roi qui a seulement usurpé le monumenl, comme on dit, mais qui ne saurait aucunement en revendiquer la propriété. Mais à quelle époque en placer la facture ?
Tout d’abord je dois dire, malgré la tendance (^ue Ton me prête de reculer, de propos délibéré, l’âge des monuments (]ue j’ai eu le bonheur de découvrir, que je n’ai jamais dit et que je ne crois pas que le lit funéraire d’Osiris remonte à l’époque môme d’Osiris : j’ai une bonne raison pour repousser une pareille idée, c’est que je ne crois pas que les hommes en ce lemps lussent capables de trouver un pareil sujet à traiter par la pierre. Je suis d’avis, mais je préviens le lecteur que mon avis n’est qu’une pure alfaire personnelle, ne reposant sur rien autre cliose que sur la connaissance (jue je pense avoir des œuvres de sculpture égyptienne, je suis donc d’avis que le lit d’Osiris remonte à l’Ancien Emj)ire, le faire des autres épocpies étant tout différent. C’est tout ce (pie je [)uis dire; car, si j’allais plus loin, ce serait de la jiure fantaisie et je n’ai pas l’iiabitude d’en mettre dans mes ouvrages.
Je n’ai pas à faire observer ici combien la jirésencc de ce lit était natui-(dle dans le loinhcuui d’Osiris, mais je peux faire une observation qui vient à raj)piii de ce que je viens de dire. OsiiTs est i‘e[)résenté momifié, les deux mains sortant de la gaine, et Anuhis, le dieu qui préside à remhaumement et à la momification, est nommé dans les inscriptions