SAPHO, tragédie attribuée à Arsène Houssaye pour Rachel
Mystification littéraire, organisée par Aug. Vitu. Un faux-théâtre de V Epoque lance la nouvelle. L'Entracte la reproduit, et le Corsaire-Satan du 25 novembre 1845 donne un fragment de cette tragédie composée en commun par Baudelaire, Banville, P. Dupont et Vitu.
Fragments Littéraires
« Voici quelques vers de cette œuvre remarquable où rayonnent l'éclat et la vigueur de l'école moderne, unis aux grâces coquettes et charmantes de Marivaux
(1) Voir la noie sous les 1 vers laissés chez un ami absent. •
(2) Poulet-Malassis.
Comme de ses chansons chaudement amoureuses Emane un fort parfum de riches tubéreuses, Je redoute — moi dont le cœur est neuf encor, De ne la pouvoir suivre en son sublime essor : Je baisse pavillon, pauvre àme adolescente, Ait feu de cette amour terrible et menaçante.
« Maintenant c'est au tour de Sapho d'exprimer, en traits éloquents, ses doutes et ses alarmes :
Pour aimer les bergers, faut-il être bergère ?
Pour avoir respiré la perfide atmosphère
De tes tristes cités, corruptive Lesbos,
Faut-il donc renoncer aux faveurs d'Anteros ?
Et suis-je désormais une conquête indigne
De ce jeune btrger, doux et blanc comme un cygne?
« L'auteur nous pardonnera sans doute ces courtes citations, qui ne peuvent nuire à l'intérêt qu'inspirera son œuvre et qui sont assez piquantes pour attirer vers elles l'attention et la faveur publiques, t
ŒUVRES POSTHUMES DE CHARLES BAUDELAIRE
AMŒNITATES BELGIQUE :
(1) Dites un mot plaisant, et leur œil devient gris
Et terne, comme l'œil d'un poisson qu'on fait frire Une histoire touchante, ils éclatent de rire, Ppur faire voir qu'ils ont parfaitement compris.