LES BELGES ET LA LUNE
On n'a jamais connu de race si baroque Que ces Belges ! Devant le joli, le charmant, Ils roulent de gros yeux et grognent sourdement ; Tout ce qui réjouit nos cœurs mortels les choque.
Puisque chez les Topinambous Dieu me fait faire quarantaine, Aux sots je préfère les fous Dont je suis, chose, hélas .' certaine.
Offrez à Mam'selle Fanny, (Qui ne répondra pas : nennv, Le salut n'étant pas d'un âne,) L'hommage d'un bon écrivain, Ainsi qu à l'ami Lècrivain Et qu'à Mam'selle Jeanne.
(1) Voir à propos des Amœnilatel Belgieœ, Pincebourde p. 181, 185 et 191, Le Fizeiiere et Decaux n- 149, p. 62, Crepet p. Cil I note. V* Spoelbercli de Lovenjoul- Luniiis d'un chercheur, p. 288, en note.
(2) Cette pièce a déjà été réimprimée dans le Nouveau Parnasse satyrique du XIX siècle Bruxelles 18C6 (note de Pincebourde, à l'appendice de sa brochure sur Charles Baudelaire)
(Voir aussi la pièce citée plus haut par Louis Mé nard.
(") Adresse, sur l'enveloppe. Nous reproduisons cette lettre telle que le possesseur de l'original nous la communique (M. Dernan.) Elle complète ainsi les deux strophes de la pièce 11.