‹ Le tombeau de Louis MénardChapitre 12 sur 54 · LETTRE DE M. RENOUVIER · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. RENOUVIER

Cher Monsieur,

Je vous remercie d'avoir pensé à moi comme collaborateur de l'œuvre à laquelle vous songez.

J'étais en effet l'ami de Louis Ménard depuis quarante ans, et je n'ai pas seulement admiré ses aptitudes grandes et variées, son talent poétique, pur, élégant, son grand goût littéraire, ses hautes pensées, mais admiré et aimé son ardeur pour la justice et son dévouement à la cause du peuple.

Vous m'excuserez cependant. Monsieur, à cause de mon grand âge, si je me sens incapable aujourd'hui d'écrire une étude même assez brève du caractère et des écrits de cet ami, dont mon éloignement de Paris m'a d'ailleurs empêché depuis bien des années, de suivre les dernières évolutions intellectuelles — toujours intéressantes.

Mais je me joins de tout mon cœur à l'hom-

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mage et au souvenir dont vous avez eu la pensée pieuse de recueillir les témoignages.

Agréez, cher ^lonsieur, l'assurance de mes meilleurs sentiments.

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