XXIV PREFACE
les souvenirs de l'antiquité heureuse, l'auteur des Rêveries d'un païen mystique dédaigna ces intelligences peu développées, joyeuses de la vie, satisfaites de leur destinée. Et parce qu'il méprisa ces pensées empreintes de petitesse ou voluptueuses^ pour reconstituer fidèlement tout un passé merveilleux qu'il connaissait comme s'il y avait vécu déjà une existence antérieure, pour échafauder des théories et magnifier les dieux antiques, il n'eut pas ou il eut peu de lecteurs. Il gagna du moins, il est vrai, au recueillement de sa pensée, à la hauteur et à la sagesse de sa conception de n'être accompagné dans ses excursions vers le Beau que d'une élite.
Et puis, on attache aujourd'hui quelque importance à ce qui, autrefois, n'en avait guère et passait inaperçu: Textérieur de l'écrivain. On ne considérait jadis que la b eauté morale. Le physique d'un homme,