‹ Le tombeau de Louis Ménard: monument du souvenir élevéChapitre 3 sur 81 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

larges périodes, pour rharmonieuse unité de ses aspects voluptueux et mystiques, prête au chaste héros de son histoire amoureuse et monacale quelques-unes des idées saines qui lui étaient à lui-même les plus chères. « Tout ce qu'il y a de grands hommes ça et là étouffés, énonce-t-il, me semble composer un chœur mystérieux, muet dans son nuage, avare de ses soupirs ; c'est un autre Panthéon funèbre, un limbe inénarrable qu'habitent ces grandes et méritantes âmes des mortels inconnus...»

Et sa pensée pieuse se propose d'élever un autel reconnaissant aux illustres ignorés, «à cette élite infinie que ne visitèrent jamais l'occasion, le bonheur ou la gloire !

aux fleurs des bruyères I aux perles du fond des mers I à ce que savent d'odeurs inconnues les brises qui passent ! à ce que savent de pensées et de pleurs les chevetsdes hommes.» Si Ton allège cette formule des

Page 1