‹ Le tombeau de Louis Ménard: monument du souvenir élevéChapitre 44 sur 81 · LETTRE DE M. ALFRED CROISET · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. ALFRED CROISET

Monsieur,

Je reviens d'un pèlerinage à Athènes, et je trouve votre lettre chez moi. Vous excuserez mon retard à vous répondre : Louis Ménard me l'aurait pardonné en raison du motif. S'il était encore temps de vous envoyer mon adhésion, je vous prierais d'accepter ce court billet comme un très sincère et très profond témoignage de mon estime pour les travaux de Louis Ménard et comme un hommage à sa mémoire.

Il a eu le grand mérite, à mon sens, non seulement de goûter en artiste la beauté de l'art grec, mais aussi, ce qui est plus rare, de savoir et de dire à quel point cette Grèce, mère des arts, est aussi la véritable initiatrice de notre esprit scientifique moderne et de notre raison européenne. Plus le monde marchera dans les voies de la science, plus il reconnaîtra que notre civilisation a ses origines

essentielles en Grèce. Louis Ménard l'a compris merveilleusement. C'est de quoi surtout j'aime à le louer et à le remercier.

Veuillez agréer J'expression de mes sentiments très distingués.

Alfred Croiset.

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