‹ Le tombeau de PetosirisChapitre 17 sur 103 · SECTION III. — PAROI EST · texte numérisé non relu

SECTION III. — PAROI EST

Cette paroi est décorée de scènes agricoles qui, par l'originalité des types et des costumes, le pittoresque des attitudes, la fraîcheur du coloris, retiennent tout particulièrement l'attention du visiteur. Gomme le mur ouest, le mur est était primitivement divisé en cinq longs registres superposés, hauts d'environ o m. 80; le registre le plus élevé n'existe plus : quant au soubassement, qui était simplement peint, toute décoration en a pratiquement disparu'^'. Nous n'avons donc à décrire que trois registres, qui forment un ensemble et doivent être étudiés de bas en haut.

1° Registre inférieur : semailles et labour (pi. 13).

Une longue légende horizontale court à la partie supérieure du registre [inscr. 47] :

Je suis le cultivateur vigoureux de bras, cherchant ce qui est utile à son maître, Tinondation

quand elle vient pour arroser (?), connaissant (?) le chemin de son , distribuant'** le travail aux

enfants des paysans {^shtjw), qui sont consommés'^' en tout travail, songent (s'A?) au bien-être de leur maître et le (lui) procurent (?) chaque année (>■ nr sp én^^^). 0 Grand des Cinq, maître des sièges, prophète Petosiris, n. im., tes champs viennent te rendre hommage. Puissent-ils t'apporter ta nourriture chaque année [nr sp en), pendant la durée des siècles!

1" C'est Mr. Guna qui a attiré mon attention sur la valeur de f^î|^) qui m'avait d'abord échappé.

'^' Comme nous disons tf connaître sa grammaire, son arithmétiques.

''' Les traces de peinture qui subsistent semblent indiquer que le soubassement était décoré de scènes de pêche ou de chasse dans les marais.

'*' Ou : (renseignant, exposant:^. L'expression rdj m hr signifie littéralement : replacer devant quelqu'un^, d'où : 1° crdonner des instructions à quelqu'un, le charger d'une mission ou d'un travailn, et 9° «exposer, enseigner quelque chose à quelqu'un*. Cf. inscr. 28 (a), 1. 2; 49; 125, 1. 6.

f^' 'rk et slh ne peuvent ici se rapporter qu'à un nom au pluriel, étant donné le suffixe — ^ (pour j-y^) qui accompagne le mot jw. A l'inscription /i9, 'rk se rapporte à [J]hwtj.

'*' Le mot nr trannéen s'écrit généralement '~^''w© gt aussi ^^^^- Pour l'expression nr sp sn ttchaque années, cf. Brugsch, Gramm. hiéroglyphique , S 89, et Aegypt. Zeilschrijt, 1871, p. 69. Nous rencontrons deux fois l'expression nr sp en dans cette inscription; une des deux fois, elle est précédée de r qui, ayant le sens distributif, semble être une superfétation.

68 • I^E TOMBEAU DE PETOSIRIS.

Ce texte, d'une inteipre'tation assez délicate, est à comparer avec celui des inscriptions li9 et 51.

A"«~A, ici et à l'inscription 51, correspond certainement à de l'inscription ^9, pro-

nom absolu de la i'" personne. Quelle qu'ait pu être à l'origine le sens du mot ^"'^ (cf. Sethe, Das Pronomen i sing. n-nk, dans Aegypt. Zeùschrift, 5A, 1918, p. /io), il est certain qu'à la basse époque il tient lieu du pronom absolu de la 1" personne : exemples, Bergmann, Sarcophage de Panehemisis, 1. 3, 7, a 1, et comparer en particulier le premier de ces exemples ^""^ 1 avec le texte de notre inscription 83,1.3 il - — """^

8 \(inscr. kl, h9, 50 (1) et (9), 51) est le même mot que — « du début de l'inscription 49 ; on le rencontre aussi sous la forme » %s=3, pluriel X \ , à l'inscription 52 (3), 1. 3. Il doit se lire hwt (hwtj) et correspond au mot classique ihwtj^^K

On notera l'orthographe alphabétique du mot =^ — dans les quatre inscriptions hl, /i9, 50 (2), 51. L'expression nfr- ou nfr-vcj est à rapprocher de rwd-drwt «solide de mains 75, qu'on trouve dans un mastaba memphite (cf. Erman, Reden, Riife und Lieder, p. 2 3).

Je ne sais comment interpréter les signes jB V ■/'^'- En ce qui concerne I VS'^ffll , il est probable, étant donné qu'il est question de l'inondation (fypj), que c'est le mot qui, correctement, s'écrit JSJbk Vç'**^*^- Quant a *—j, je ne vois pas quelle en est la valeur'^'. Il semble que le passage est altéré.

P 4 i sz^A : le signe &= étant d'une lecture certaine , il faut donc lire -^A

^*"''(i)' pseudo-participe. Mais peut-être vaudrait-il mieux corriger s^ en .<= et lire m ké(wj. Comparer avec cette phrase : Piehl , Inscr. hterogl. , I , pi. I , col. 3 jM % ^^ *^^ 1

V -^ n \ p\3 ; BuDGE , Booh of the Dead, p. 1 1 , l. 8 7^ V I *=► V __ /^ ,

A l'extrémité de droite du registre , se dresse un arbre vigoureux , aux nombreuses ramifications, portant des feuilles coloriées en bleu'*^ et des baies rouges disposées en grappes. Un enfant, juché sur une des basses branches, s'amuse à tourmenter avec une longue perche les oiseaux, d'espèces diverses, qui se reposent sur l'arbre. A l'ombre du feuillage on voit Petosiris, drapé dans un manteau, les pieds chaussés de sandales, tenant un rouleau déployé. Un homme d'âge mûr, bedonnant, vêtu d'une tunique verte à manches courtes, une canne en main, se présente à lui : c'est l'intendant qui vient au rapport; on notera qu'il est dessiné entièrement de profil.

'" Pour l'aphérèse de ^ , comparer ci-après, inscr. 61,1. 7, le mot hj{l)= ïffjt-

'^' â V ^ 'i™ peut-être l'm.

*^* Le signe ne paraît avoir aucune des valeurs de | (irw, Iwt, s'h) ni de r~J {b"^, ^dr)-

'*' Le vert primitif est passé au bleu.

Une double légende accompagne ces deux personnages. Par-devant l'arbre [inscr, 48

J Sortir pour regarder dans les champs, ... ^ <", par le Grand des Cinq, maître des sièges,

ie prophète Petosiris, en train de se reposer {hr indm) à l'ombre; agréable [indrn'^.) est \ la fraîcheur.

Le thème, sinon le texte, paraît inspiré d un tableau du tombeau de Paheri, où celui-ci

est représenté ^ <^ ^ £ l.nT^!fe^iA!v'''-

Devant l'intendant [inscr. 48 (a)] :

L'intendant (wV) reçoit des ordres pour diriger ie travail dans les champs.

Le travail qu'inspecte le maître et que dirige l'intendant, est celui des semailles et du labour. On voit tout d'abord deux groupes, qui se font suite, et qui sont composés chacun 1° d'un semeur, 2° d'un laboureur courbé sur sa charrue traînée par deux bœufs. La présence des deux semeurs nous obligerait à admettre (si, d'aventure, on avait quelque doute à ce sujet) que ce n'est pas le même champ que les deux charrues retournent, mais bien deux champs différents qui, dans la réalité, étaient juxtaposés : les artistes égyptiens ignoraient en effet, comme on sait, la façon de rendre la perspective autrement que par un plan développé ^^\ — Le semeur précède le laboureur, ce qui peut nous paraître surprenant. Mais

en Egypte, «on n'effectuait pas un labour tel que nous le comprenons aujourd'hui Le

labour élail surtout destiné à recouvrir les semences et à exécuter un travail pour lequel nous employons des herses ou des cultivateurs ; dès que l'eau se retirait et qu'on pouvait pénétrer enGn dans le champ, on répandait les graines à la volée, puis, à l'aide de la charrue, on grattait la terre pour recouvrir la semence''''.:: La charrue, représentée sur notre basrelief, est du type que l'on rencontre communément en Egypte : elle se compose d'un âge, à l'extrémité inférieure duquel s'adapte le soc, et d'une longue tige transversale'^' qui se fixait sur le cou des bœufs; elle est munie de mancherons.

Le semeur du premier groupe porte, comme tous les paysans, la tunique à manches courtes, bouffant à la ceinture; à son cou est suspendu un sachet, de forme rectangulaire'^',

'" kf^ ' ** '* (aucun déterminatif). Y a-t-il là un nom d'arbre? Et dans ce cas, n'y aurait-il pas lieu de lire ainsi la fln de l'inscription : k en train de se reposer à son ombre (m Mjbt-s); agréable [ndm) est ^ la fraîcheurs?

'^) The Tomb 0/ Paheri, pi. III (grand registre de gauche). — Cf. ibidem : ^ ^si ^ ^ ^ J^ | |*|^ .

('' Deux charrues sont également en action dans Pétrie, Medum, pi. XVIII; trois au tombeau de Ti, Stein- DORFF, pi. 111.

'*' M. RiNGELMARN, Essui sur l'histoire du génie rural, dans Annales de l'Institut agronomique, 2' série, t. III, 190^, p. 36i.

t^' Voir la charrue que porte sur son épaule le laboureur qui est à l'extrémité de gauche de ce tableau.

(6) Cf. Pétrie, Medum, pi. XXVIII.

qu'il soutient delà main gauche ramenée sur la poitrine, tandis que, de la main droite, il décrit dans l'air trie geste auguste» qui fait retomber derrière lui une pluie de semences. Une brève légende décrit la scène [inscr. 48 (3)] :

Semer'" toute espèce de grains.

La première charrue est conduite par un laboureur qui, tout en tenant les guides de l'attelage, pèse de toutes ses forces sur les mancherons. Légende [inscr, 48 (4)] :

I Grand labour, son temps est bon. Pousse les belles, dirige '^'-(ies) quand elles marchent'", ' ne dételant pas [tm sfh) tes belles avant que tu n'aies obtenu (d'elles) ^ tout ce que tu peux désirer.

Lignes 9-3, il faut lire, soit : r (I m) hi-k ( . * . "^"^ ) savant que tu n'aies prisw, soit : r în{-sn) n-k ( fl ) savant qu'(elles) ne t'aient apporté» (le verbe mj ne signiGe pas seulement «apporter», mais aussi «prendre»). — Pour r suivi du temps édm-f et signifiant «avant que, jusqu'à ce que», cf. Sethe, Verbum, II, p. 6^.

Ligne 3, pour l'expression W V/T^'t' i «les limites de ton désir »'*^, comparer

Stèle de Pianhhi, 1. io8 : AI ^'^^ -iî^ 1^ ll^ iii "J® ^^ donnerai de l'or tant

que tu en voudras».

Le semeur du second groupe ressemble à celui que nous avons déjà décrit, si ce n'est qu'il est représenté de face (sauf une des jambes qui est de profil); il a les cheveux légèrement bouclés. Au-dessus de lui ce texte [inscr, 48 (5)] :

I Semer'*' des grains de toute espèce dans ' les champs, les plaçant (?) de telle sorte que chacun trouve

^ leur utilité [se. l'utilité de ces grains) en leur temps '*'

Le second laboureur, appuyé de la main gauche qui tient les guides, sur l'un des mancherons de la charrue, lève le bras droit armé d'un bâton pour exciter ses bêtes. Il est coiffé d'un bonnet conique, probablement en paille *'', qui est orné, à sa partie supérieure, d'une sorte de ruban dont les extrémités flottent en sens contraire.

''' Ou : ffsèmen.

12' Cf. The Tomb ofPaheri, pi. IV (3" registre).

"' r nmtt-sn, littéralement «d'après leur marche n.

'*' Je ne m'explique pas le déterminatif ^ .

(51 Ou : ffsèmer.

'*' C'est-à-dire : quand ces grains auront poussé.

'" Sur cette coiffure, voir ci-dessus, p. 33. •

Au-dessus du laboureur, ces paroles qu'il semble adresser à son attelage [inscr. 48

I Notre travail avance (s/n kU-n)l Attention, ^ ie terrain sera dur'" demain (?).

La terre étant encore humide, la charrue y enfonce aisément; il faut donc se hâter de pousser le travail, car le lendemain les conditions du sol ne seront déjà plus les mêmes.

Une dernière scène est sculptée à l'extrémité gauche du registre : un laboureur, son travail terminé, a dételé ses bœufs, qui s'en vont paisiblement, précédés d'un petit veau; l'homme les suit, le bonnet conique sur la tête, bâton et guides dans les mains. Pour épargner à son attelage toute fatigue inutile, c'est lui-même qui porte, sur son épaule, la charrue. Son unique souci est d'ailleurs d'assurer le repos et la nourriture des intelligentes bêtes qui l'ont aidé dans son travail, ainsi que l'indique la double légende qui surmonte la scène. Au-dessus de l'attelage [inscr. 48 (7)] :

I Hou (/iir) est dans les bœufs, Sia (S/?) dans la brillanle^'^K ' Qu'on (leur) donne (îwi) des aliments en hâte!

II ne paraît pas douteux que '^' et .^^si j ne soient les deux divinités, si souvent associées (et souvent unies à Maât), dont les noms désignent généralement les qualités héritées de Rè par les rois ou les dieux. La formule la plus usuelle est : t«Hou est sur tes lèvres (ou : ta bouche), Sia est dans ton cœur^j'^l Sia signifie indiscutablement cfl'Intelligence». Quant à Hou, qu'on traduisait autrefois «le Goût 57 '^\ Mr. Gardiner a montré récemment que le sens en était ffla Parole de commandement, le Verbe puissant»'®^.

Il est curieux de voir ces qualités éminentes attribuées à des animaux. Sans doute le scribe a-t-il fait ici usage d'une expression dépouillée de son sens primitif, et n'ayant plus que la valeur d'une formule, pour magnifier des bêtes dont notre laboureur, comme le Bitiou du Papynis Orbiney, connaissait la sagesse et appréciait l'instinct.

C'est aux champs que ces bêtes trouveront la nourriture, récompense de leur travail [inscr. 48 (8)] :

Emmener les belles aux champs.

'•' jV6 au sens de r ferrain , sol^i : cf. £/ fimAcA, I, pi. XXV : j^^^ 2 "^^'^ S'""""^ 'S"*'°S''- Q"^"*' ^ ZT' peut-être faut-il voir dans ce mot le verbe nht tf sleif seinii (Erman-Grapow, Aegypt. Handwôrterbuch , p. 86).

'^' Ou Kl'utiîev {'ht). — Sur celte épithèle désignant une vache, voir ci-dessus, p. 65. On notera que 'ht est aussi le nom d'une divinité bienfaisante représentée sous forme de vache : cf. inscr. 58, 1. ai.

(*' Stèle de Kouhan, 1. 1 8 ; GAnoiNER , Hymne (V, 1 6), dans AegypI. Zeitschrift, 49 , p. 38 ; Pétrie, Koptos, 1 a , 3. '^' Erman, Aegyptische Religion^, p. aC. De même, Gardiker dans son édition des Admonitions {1^0 ^), S 1 a , » 2 (p. 85).

l« Gardiner, dans P. S. B. A., XXXVIII, p. 43 et p. 83.

3° Registre moyen : cueillette du lin (pi. 13).

Le lin se semait de bonne heure et la récolte s'en faisait avant celle du blé''^ 11 est donc naturel que le registre consacré à cette récolte précède celui où sont représentées les moissons du blé'^^. Le lin est appelé ici V X : cette forme est récente, la forme ancienne

état Ji^Y' "^ P'- - '™™ ÎKl Y"' Iil#m"' Z^f i^^iî^'"'. ^'- La™chage du lin est généralement exprimé par le verbe Atr/'^', écrit ici 8.

Une longue légende, disposée horizontalement, court à la partie supérieure du registre [inscr. 49] :

Je suis le cultivateur [hwt) vigoureux de (ses) deux bras, beau de visage (♦) dans les champs, consommé en tout travail du cultivateur, voyant l'intérêt (6tp-n/r) du champ'*' lorsque sont venues là'" les agréables (moissons), donnant des instructions'"" aux enfants des paysans, faisant qu'ils songent ''•' au travail de l'année'"". 0 Grand des Cinq, maître des sièges, prophète Petosiris, n. im., elles sont à toi toutes les agréables (moissons qui poussent) dans les champs, pour que tu satisfasses tes désirs (r îrl h(ry îb-k) en elles, éternellement!

L'arrachage du lin se fait dans trois champs qui, conformément aux conventions de la perspective égyptienne, sont figurés à la suite l'un de l'autre, alors que, dans la réalité, ils devaient être juxtaposés. Les capsules terminales de la plante sont coloriées en bleu. Tous les paysans sont vêtus de la tunique bouffante, coloriée soit en bleu, soit en jaune, soit en rouge.

'*' Cf. H. MoNiER, Note sur la culture du lin dam l'Egypte ancienne, dans Bulletin de l'Union des Agriculteurs d'Egypte, 1916, n" ii4, p. 22. — Voir aussi F. Hartmann, op. laud., p. i46 (et p. 3oi pour le répertoire iconographique).

Ajoutons que la culture du lin est attestée en Egypte dès la ÏII* dynastie : cf. inscription de Meten (Sethe, Urkunden, I, 3, 7) : V "^*' "^— V «=• | V " — 'lï'"^4' ^ (f il fut fait surveillant de tout le lin du Roi«.

'^) Le mur doit être étudié, comme je l'ai dit, en commençant par le registre inférieur.

'^' Deir el-Gebrâwi, I, pi. XII; II, pi. VI; The rock tomhs oj ScheikhSald , pi. XVI; LEPsms, Denkmàler (Zaouyetel-Maitin), II, pi. CVI et CVII; Sethe, Urkunden, I, 8,7. — Sur ce mot, voir P. Lacau, dans Recueil de travaux, 25, 1903, p. 160.

'*' Ahmed bey Kamal, Annales du Serv. des Antiquités, XV, p. 928 (Meïr, VI' dynastie).

'*' Westcar, 12, i3.

'*' Gardiner, Admonitions, S 5, i3.

'" Dans les exemples précités de Gebrawi, Meïr, Scheikh-Saïd, Zaouyet-el-Maïtin. Dans le passage des Admonitions, le verbe employé est wh',.

18' f LLI; cf. inscr. 52 (3), 1. 2.

"' ^ P'*"'" IV' probablement.

'•"' Le texte de l'inscription 47 porte rdj kU m hr. "^' Lire sans doute : rdj [s\h{\)-sn. Cf. inscr. 47 0^.

""' k',t (3) •*) "'■(')' ^^ ^'^'^ faut-il comprendre : k',t (^) tnr rnpt «ce travail pendant l'année, — ou : chaque années? Inscr. 47 «=■ ""^ | ® r nr sp sn.

Un contremaître, appuyé sur un long bâton, semble présider aux travaux des trois champs. Légende [inscr. 50 (i)] :

I Intendante regardant ce qui est fait dans | les champs par les cultivateurs.

Premier champ. Un ouvrier tord à deux mains et arrache une poignée de tiges; une (illette nue le suit. Au-dessus du champ [inscr. 50 (2)] :

I Arracher le lin par les cultivateurs vigoureux de (leurs) deux bras'^', \ à la bonne époque, quand elle est venue'".

La fillette est une glaneuse, à qui le bon cultivateur abandonne quelques tiges [inscr. 50(3)]:

Est à loi((t» n.i) ce qui est dans tes deux bras ÇvDJ-t) pour vêtir'*' ton corps (Iiw-t).

Au bout du champ, deux hommes tordent des tiges de lin pour en faire une corde dont ils lieront la gerbe énorme qu'ils ont préparée. Légende [inscr. 50 (4)] :

Faire la torsion avec le lin '''.

Second champ. Ici, le paysan ne se contente pas de tordre à deux mains les tiges, il appuie en outre du pied sur la partie inférieure de celles-ci, pour les arracher plus aisément. Sans interrompre son travail, il tourne la tête et s'adressant, semble-t-ii, à son camarade du troisième champ, il lui dit [inscr. 50 (5)] :

' Arrache le lin, ne te lasse pas'^'. Attention à tes bras! ' Ne le laisse pas tomber '"" à terre. Prends garde ^ qu'on n'emporte ce qui est derrière toi '*'.

»' roV. Cf. inscr. 48(9).

'^' Même expression qu'aux inscriptions i7 et 49.

''' m tr nfr n (=m) îj-f. Ou peut-être faut-il faire rapporter le suffixe/ au mot mh et traduire tfà la bonne époque de sa venue n tj-f{de la venue du lin)-". Cf. inscr. 49 : hfl Ij bnrl {î)m.

'*' -Hi- I ~^(ou peut-être— ^ * ) : le déterminatif, comme aussi bien le contexte, invitent à traduire (^vétir, revêtiri). Il faut donc certainement supposer une erreur de gravure (le second — - pour ^=) et lire sd'.m : cf. Brugsch, Wôrtb., IV, i358, au mot p i ^s-

'^' tr mnn m mh (l'orthographe de mnn est généralement '%J'^)'

'" ! !^ "^""^ P"""" ! \ )k' "*^' ^^ même que l'on a ^ ^ pour | y^ aux inscriptions 3,1. 2, et 55, 1. 1 C'est donc ici un impératif négatif: Im-k wrd «ne te lasse pasii.

'" m rdj-t {s\c) shr-f. Le suffixe /se rapporte à hm «le Vmv. Pour l'impératif négatif m rdj, cf. Vogelsakg , Kommenlar zu den Klagen des Bauern, p. i3i.

(" slw k-s{n) : «prends garde qu'ils n'emportent, qu'on n'emporte -o : cf. inscr. 52 (7) n ssp-sn «on n'a rien reçufl. — ntj hr s',-k «ce qui est derrière toin : pour la valeur neutre du relatif nlj , comparer : inscr. 50 (3) ntj m 'wj-t; inscr. 52 (5) nlj m '-h; inscr. 59, 1. 5 nlj r hb{t); inscr. 81, 1. 45 ntj gm{j) ws, etc.

Le Tombeau de Peto$iri> , i" partie. «o

A l'extrémité de ce champ, un ouvrier agenouillé entasse des tiges qu'il va sans doute lier. Légende [inscr. 50 (6)] :

Rassembler tout (hp< rfr) (?).

Traduction très incertaine. Le mot dr en effet n'a pas d'antécédent et il n'est pas accompagné d'un sullixe;il n'est donc pas sûr qu'il signiûe «tout». Il ne semble pas, d'autre part,

que ce soit un substantif signifiant « gerbe w ou ^ botte », car une « botte v est appelée I ^^^ (texte 8), et une «petite gerbe» est désignée par (inscr. 52 (4), 1. i, 2 et (7), 1. 2). Une autre hypothèse serait de considérer W comme une graphie abrégée de * iH|, copte X.CDCDP6 (Erman-Grapow, Aegypt. Handwôrterbuch , p. 22 1), et de traduire : «Rassembler solidement».

Troisième champ. — Surpris par l'apostrophe de son camarade, l'ouvrier qui travaille dans ce champ lève la tête, et portant la main à son front, sans doute pour s'abriter des rayons du soleil, il essaie de se justifier, disant [inscr. 50 (7)] :

I Tout ie jour, (je) travaille '" sans me lasser; ' mon maître me félicitera '*' quand il verra le travail que j'ai fait dans son intérêt'''. ^ «Il récompense largement (? ?), c'est un dieu», disent (I») tous ceux qui travaillent ' dans les champs ^ et qui vivent grâce à (ce) dieu (? ?).

Traduction très douteuse. En ce qui concerne nds-f{\. 3), s'il s'agit du verbe nds {=nts) «arroser», ce mot aurait ici une signification métaphorique, comparable à celle de b'h qui signifie r inonder» et aussi «remplir à profusion», ou à celle de h'^b" qui veut dire «patauger» et également «avoir en abondance» (par exemple Sethe, Urkunden, IV, 1 li, 9). La phrase nds-f îht ntr pw serait un éloge du maître mis dans la bouche des paysans (m snb ).

A la ligne 5, •+> I est peut-être une erreur du graveur au lieu de •^p j (pseudo-participe).

Comme dans les deux champs précédents, l'homme qui arrache le lin est accompagné d'un camarade qui entasse les tiges et les lie; pour les bien serrer, il appuie fortement du genou sur la botte '*^. Son acte est brièvement décrit [inscr. 50 (8)] :

Lier la botte [mr bU).

'" Ellipse du pronom absolu de la 1" personne devant hr Irt. Cf. inscr. 52 (9). f'^' lis-j pour hs aj.

''' I ^ fip/" paraît être ie suffixe qui, dans les textes de Dendérah, est écrit ?^ et se rencontre parfois après le mot tljt (JcNKER, Grammatik, S 70).

'*' Même geste dans Deir el-Gebrâwi, I, pi. XII; II, pi. VI, — mais il s'agit là de gerbes de blé.

Le lin arraché, puis mis en bottes, est transporté dans les granges de Petosiris par trois petits ânes''', que conduit un vieillard au front ridé. Légende [inscr, 50 (q)] :

f Ils sont contents, portant le lin à la maison de leur maître ? '"■".

3° Registre supérieur: moissons du blé (pi. 13, 14, 15)'^'.

La représentation des moissons sur les murs des tombeaux a été peut-être, à toutes les époques, le thème préféré des décorateurs égyptiens'*'. Mais ce motif ancien est heureusement renouvelé par la manière dont lartiste a dessiné, campé, vêtu, animé ses personnages; et ici encore les légendes, par ce qu'elles ont de nouveau et d'imprévu, viennent renforcer l'intérêt des représentations figurées.

Un long texte horizontal court à la partie supérieure du registre [inscr. 51] :

Je suis (nn/i-) le cultivateur vigoureux, qui porte le grain, et qui (même) pendant ies mauvaises années, grâce au travail de ses deux bras, remplit au profit de son maître (w nh-f) les deux greniers de tous les bons herbages des champs, quand vient la saison akhet. 0 Grand des Cinq, maître des sièges, prophète Petosiris, vie, santé , force , prends pour toi (mn n-k) ces choses (jj/'t^') qui sortent dans les champs, toutes les agréables (moissons '*') qui sont sur le dos de la terre, tous les produits excellents, pour que ta maison en soit remplie à profusion !

V "W TiT.T m îj 'Àt, ou bien m sp 'M; dans cette phrase, la traduction r inondations, ou «saison de l'inondation n pour le mot ',hl serait un non-sens, tous les travaux décrits et figurés sur les trois registres de ce mur, semailles, labour, récoltes, engrangement, se faisant aprh l'inondation, une fois que les eaux se sont retirées. C'est alors la grosse période d'activité pour le fellah moderne du Saïd; c'était pratiquement la seule pour le paysan de l'Egypte ancienne qui ignorait toute autre culture que celle des plantes appelées aujourd'hui chitaoui, fèves, lin, froment, orge, etc. ffEn Haute-Egypte, les semailles commencent dès la mi-octobre; en Moyenne-Egypte, de Siout au Caire inclusivement, dans les premiers jours de novembre. . . La durée de la période qui s'étend des semailles jusqu'à l'engrangement définitif peut s'évaluer partout à quatre mois. En conséquence, la récolte hibernale

f'' Ce motif est également emprunté aux moissons du blé (cf. F. Hartmann, op. lattd., p. 297).

'^' Je ne saisis pas le sens de la ligne 2.

('' La lettre de la planche 14 doit être ainsi corrigée : «inscr. n° h^n (au lieu de : c? inscr. n" 52-53»), et celle de la planche 15-: ifinscr. n° 62 suite» (au lieu de : ffinscr. n°' 5i-52fl).

''*' Pour les références iconographiques, cf. F. Hartmann, op. laud., p. laS, et p. 296.

'*' Sur le pronom démonstratif nj , qui se rencontre une dizaine de fois dans les inscriptions de ce tombeau, voir le commentaire de l'inscription 59, 1. 5, ci-dessous, p. 81.

'*' hnr nbt : cf. inscr. 49.

est terminée en Haute-Egypte vers la mi-février, en Moyenne-Egypte vers le milieu de mars. . .''l»

TiTiT doit donc désigner ici tout simplement une quelconque des trois divisions de l'année vague. Faut-il rappeler, en effet, qu'au cours des 1660 années d'une période sothiaque, les noms des trois saisons perdaient leur sens étymologique, devenaient purement conventionnels, et ne concordaient plus avec les progrès de la nature qu'ils étaient censés déflnir'^'? A quel moment précis de la période sothiaque qui nous intéresse — celle qui avait eu pour point de départ le 19 juillet 1821 — la saison dite llit a-t-elle correspondu aux travaux agricoles qui se pratiquaient à Ilermopolis (Moyenne-Egypte) de la mi-novembre à la mi-mars? Nous savons qu'en ^101 avant J.-C, le 1" ïhot (début de la saison 'Jit) est tombé le 1" décembre julien, en SSy le 20 novembre, en 887 le i5 novembre, en 3oi le 6 novembre'^' : c'est donc vers la fin du iv" siècle que la saison 'Jit a compris la période mi-novembre mi-mars. Et nous trouvons là une confirmation de la date que j'ai déjà, pour d'autres raisons, attribuée au Tombeau de Petosiris.

Gomme la cueillette du lin, la moisson des blés se fait dans trois champs, qu'il faut se représenter juxtaposés, sous la surveillance d'un homme barbu, vêtu de la tunique bouffante, coloriée en brun-jaune, coiffé du bonnet de paille précédemment décrit '"^ et appuyé

sur un long bâton. Il ne porte pas le titre \*m^'^^ mais est appelé simplement 1 sméw, étant probablement un des serviteurs qui avaient la confiance du maître [inscr. 52 (1)] :

I Serviteur en train de diriger le travail pendant ' la saison akhet.

Premier champ. — Un homme barbu, portant une tunique bleue et coiffé du bonnet conique, moissonne à la faucille : une gerbe liée est à ses pieds. Il a déjà fait tomber les épis d'environ la moitié du champ. Une femme, vêtue d'une longue robe blanche, les cheveux flottant sur les épaules, et portant en sautoir une sorte de gibecière, est debout au milieu des chaumes; elle tient en main une petite poignée d'épis : un enfant nu, d'un geste aimable, lui en remet une autre. Il semble donc que cette femme est une glaneuse, et l'enfant paraît être un auxiliaire du moissonneur, chargé de ramasser les épis et peutêtre de lier les gerbes.

'" Steindorff, Manuel Baedeker, Égypie, éd. franc., de 1898, p. lxxi.

^-' Meyer, Chronologie, trad. Moret, p. i3.

''' Brandes, Abhandlungen zur Geschichle des Orients, 187/1, P- *^^-

'*' Voir ci-dessus, p. 33.

'^' Inscr. 48 (2) et 50 (1).

Le moissonneur qui a saisi une poigne'e de tiges, s'arrête soudain, sa faucille abaissée, et tournant la tête vers la glaneuse, il dit [inscr. 52 (2)] :

I Dès le matin, (je) moissonne'", quand la fraîcheur tombant du ciel (?) '2). . (maintenant) le

brillant soleil va inonder la terre '''.

Et la glaneuse de répondre [inscr. 52 (3)] :

J Comme ils sont gais (? rs-tr/'-s) ceux qui font prospérer [irwdw) ] ce cbamp'*'! Ils abandonnent {mh}y,-sn) ^ ce qu'ils font, eux les cultivateurs (?).

II semble bien que ce soit la glaneuse qui prononce ces paroles'^' : elle remercie les cultivateurs, «ceux qui font prospérer le champs, de lui abandonner une part du produit de leur travail.

La construction grammaticale, ligne 3, est insolite; elle doit être rapprochée de celle de la phrase M-sn r-f In hnjw nwt-f de l'inscription 61,1. 3o : le sujet, exprimé en prolepse au début de la proposition Çir-sn), est ensuite précisé et introduit par In (in hwtw). •

Deuxième champ. — Le moissonneur est, ici encore, assisté d'un enfant auquel il passe les épis, à mesure qu'il les faucille. L'homme est barbu, sans coiffure; il est vêtu d'une tunique blanchâtre; l'enfant, qui est nu, porte un sac en sautoir. Le moissonneur le gourmande [inscr. 52 (A)] :

I Une petite gerbe (Jr<'®') dans la journée! Travailles-y ! | Si tu t'appliques (îr rdj-k hr-k) à moissonner cette gerbe (r Uhmdrl ««), ^ les rayons du soleil descendront sur nous et inonderont notre travail '''.

Mais l'enfant ne s'exécute sans doute pas docilement, car le moissonneur se fâche et le chasse [inscr. 52 (5)] :

I A la porte (r rwt\, avec ce que ' tu as en main ! Tu sais (m« n-s), on est puni (^hsfn-tw^ "i pour cela!

'" Même ellipse du pronom absolu de la 1" personne que dans l'inscription 50 (7), I. 1. — ^ P* w7t au lieu de la forme ancienne ^^ ^*^ '^h-

'^' Texte altéré. J'ai proposé jadis, dans Recueil ChampoUion , p. 90, de lire : trquand la fraîcheur tombant du ciel saisit (encore) la terre (y^ v 1)" (^)'

'•*' Littéralement : -à travers [ht) la terrer.

'*' ® iilil comme dans l'inscription à9.

'*' J'abandonne l'hypothèse et l'essai d'interprétation que j'avais proposés dans Recueil ChampoUion, p. 90.

'*' C'est par inadvertance que, dans la Deuxième Partie, page 26, j'ai imprimé, au début de la ligne 1 de l'inscription 52 (4) ^ au lieu de ^ que porte le texte. — Pour la forme exacte du syllahique, voir les planches 13, 1/i, 15.

<" La lecture ^ est sûre; il faut corriger probablement ce mot en ^ (blk) : cf- ^ ^1» ^^ l'inscription 45.

Troisième champ. — Le moissonneur, chauve et glabre, vêtu d'une tunique, qui était primitivement bleue, s'est arrêté de travailler. Il a mis sa faucille sous son bras, et, altéré par la chaleur, il étanche sa soif à une cruche en terre cuite'*', qu'il tient de ses deux mains. Un homme, également glabre et chauve, le front ridé, vêtu d'une tunique couleur saumon, se tient derrière lui, une petite botte d'épis en mains; remarquons que, de toute sa personne, tête, buste, tronc et jambes, il est posé parfaitement de profil. L'homme qui boit dit à l'autre [inscr. 52 (6)] :

I Sois généreux pour le paysan t^', et donne-^moi de l'eau pour étancher (r 'hm) ma soif!

Son camarade (qui est peut-être un surveillant) lui répond [inscr. 52 (y)] :

] Le soleil brille (p(</)), bien sûr (m" n-s), (mais) on n'a rien reçut'' ' de tes mains. As-tu (seulement) fait une gerbe ((/r<)? Ne '^ t'arrête pas pour boire '^' avant que'*' tu n'aies travaillé | en ce jour.

Réponse plus dure en apparence qu'en réalité, puisque nous voyons le pauvre moissonneur en train de se désaltérer, sans que personne l'en empêche.

La scène qui décore l'extrémité du registre est, à ma connaissanci, unique. Dans les tombeaux, à toutes les époques, nous voyons le dépiquage opéré par des ânes ou des bœufs, ou par ânes et bœufs ensemble'''*; or, ici, ce sont des hommes qui, armés chacun de deux matraques, frappent à coups redoublés sur les gerbes entassées devant eux : ainsi voit-on encore aujourd'hui les paysans de Haute-Egypte pratiquer le battage du blé à coups de naboul. Us sont trois, formant un groupe extrêmement pittoresque : l'homme qui est au centre, vêtu d'une tunique bleu pâle, et coiffé du bonnet de paille conique, d'où s'échappent des cheveux bouclés, tient ses deux bâtons au-dessus de sa tête, prêt à les abattre; ses camarades, placés à ses côtés, sont vêtus comme lui d'une tunique de couleur, mais nu-tête, et chauves ou rasés : l'un est en train d'abaisser ses bâtons sur les gerbes, l'autre les a déjà abattus. On notera cette recherche de la variété dans l'expression d'un même geste : c'est un des éléments qui font de beaucoup des scènes représentées sur ce mur de véritables petites œuvres d'art.

'" Le vase est rouge. — Pour ie geste, cf. Tke rock lombs of Sheikh Saut, pi. XVI (a' registre), el Tke Tomb oj Paheri, pi. IV ( 9* registre).

'-' Littéralement : ordonne beaucoup au paysan (l'm kn n shtj)r>.

'*' n ssp-sn (fils n'ont rien reçu, on n'a rien reçuTi. Cf. ci-dessus, p. yS, note 8.

'^' r s[w)j. Comme me le fait observer Mr. Gunn, la phrase m Ib r s{w)j ne saurait être, comme je l'avais pensé, comparée à la phrase mib r ir (ne cesse pas de faire) de l'inscription â3. Ici, r signifie «pour, afin de^i : trne l'arrête pas (de travailler) pour boire r (tu ne seras autorisé à boire que quand tu auras produit du travail).

'^' n ir-n-k k',l : la négation n doit se rendre ici par tf avant quen : sur ce sens, cf. Breasted, dans Sethe, Untersuchungen, II, p. 35, remarque (5).

'" F. Hartmahk, op. laud., p. i34.

Je ne serais pas surpris que les mouvements des batteurs, cadencés et rythmés, et comparables en quelque sorte à ceux des foulons, s'accompagnassent d'un chant; peut-être trouverait-on là l'explication de l'énigmatique légende qui surmonte la scène I inscr. 52

0 foulon (? rhtj), dis : En avant dans le champ (?).

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