Sa fille cadette Sitourit
h. Sa fille cadette Stairitben.
Puis viennent trois hommes portant la même perruque que les femmes et un jupon court [inscr. 82% (5)] :
Ses serviteurs mâles, nombreux (au point qu')on n'en sait pas le nombre.
'*' <*> pour ^ ^ t. Sur ce mot, cf. Brugsch, Aegi/pt. Zekschrift, i4, 1876, p. i46. — Comparer ce passage (1. 69-78) a\ec Libro dei Funerali, I, p. loi, version A, et surtout avec ie texte de Rekhmaré (Virey, Mémoires Mission, V, pi. XXXVI, reg. super., col. 5).
'^' Cf. Livre des Morts, chap. 26 (Lepsius, pi. XV, 2-3).
'"' Je ne sais comment combler la lacune (d'environ cinq ou six groupes) de la ligne 74 : d'où l'incertitude de la traduction des lignes 74-75.
'*' Cf. DuMiCHEN, Der Grabpalast des Patuamenap , 2' partie, pi. II : \^ '^ V "?] .
'*' Texte emprunté au Livre des Morts, chap. 96 (Lepsius, pi. XV, 2) : cf. Rekhmaré (Virey, p. 106).
'*' njs «appeler à haute voixn : le hrj-hb hrj-tp énumère, les unes après les autres, les formules qui produiront effectivement l'ouverture de la bouche.
Et enfin, un groupe de trois femmes, vêtues exactement comme les filles de Sisliou [inscr. 82^ (6)] :
Ses servantes '1', nombreuses (au point qu')on n'en sait pas le nombre.
Les filles du défunt d'une part, ses serviteurs et ses servantes d'autre part lui adressent les discours que voici (suite de l'inscription 82) :
Y Ses filles [miw-f-hmwt). Elles disent ^ ensemble : «ô notre père, notre père, (tourne) ton visage vers nous : vois ^|° cette belle cérémonie [ht nfr). Ton fils est devant toi, en train de faire un sacrifice Y pour toi, tandis que son fils aîné'^) fait tes purifications. Que ta maison soit occupée ^ [par] tes enfants, sans interruption, éternellement! *|° Que la nécropole d'Ount te reçoive en paix! *|* Puisses-tu être en joie auprès des esprits de Khniounou ! Que te soit donné '|' le pain '" des dieux et qu'on te fasse des offrandes funéraires aux fêtes *|* du ciel! Puisses-tu être l'objet des faveurs du maître de Khmounou! '^ Que ton nom soit appelé par le grand prêtre ^ quand sont récitées les litanies dans le temple des esprits Y supérieurs! Que ton âme sorte avec les âmes parfaites à ^ toutes les fêtes de ta ville, quand Osiris pénètre dans la nécropole *' de Khmounou! Que tes statues soient purifiées ''"' ''' dans toutes les fêtes de Thot, quand d (Thot) apparaît ^^ dans (ces fêtes)! Puisses-tu voir Thot à la fête de Thot, puisses-tu voir '* Rê à la fête du Nouvel-An, quand il aborde [s',h-f-t',) en paix à Y Hesril, et qu'il parcourt l'île de la Flamme, cet endroit où il est né, — (toi) vivant à jamais !??
' Ses serviteurs, hommes et femmes. Ils disent ensemble Y '• ^0 notre maître, notre maître, viens, vois ta maison, réjouis-toi '^° de ce qui s'y passe : ton fils est en ta place; '^' il fait partie des notables'"' de sa ville, et (aii;) l'on agit '" selon ses ordres; il voit le dieu dans son naos '"f auguste, comme élu de ses concitoyens; il a passé "* sept ans comme Xeacôvrjs de Thot, maître de Khmounou, '°^ sans qu'on trouvât de faute {db') en lui. Ta maison est pourvue de 'ï° toutes bonnes choses, à la ressemblance de la maison des princes '**. '"' Tes enfants sont nombreux dans ta demeure. Le(s) fils "^ succède(nt) au(x) fils comme personnages principaux de leur cité, 'f Tes serviteurs, nombreux (au point qu')on n'en sait pas le nombre, 'J° font leur besogne, chacun d'eux '|' selon sa fonction, ta maison étant pourvue (du produit) 'P de notre '^' travail, pour l'éternité. Ton tombeau, qui a été spécialement construit (pour toi), '[' est plus élevé que le tombeau de (tes) ancêtres et que le monument funéraire de tous les notables; il est inscrit spécialement à ton nom ']' en toute espèce d'inscriptions hiéroglyphiques, comme faisaient (tes) ancêtres à la suite des dieux. C'est ton maître Thot qui a fait cela (pour toi) en récompense de ce que tu as fait (pour lui) dans son temple.»
(" hmw-hmwt (de même que les serviteurs sont appelés hmw-tljn^) : sur les mots féminins dans la composition desquels entre le mot hmt, cf. ci-dessus, p. 8o, inscr. 59, 1. U.
'2) Téôs, qui fait fonction de sotem et asperge d'eau lustrale la momie de Sishou.
(^' snw : ce pain était la nourriture d'Osiris et du mort glorifié.
**' Lire twr, et cf. ci-dessus, p. 117, inscr. 57, 1. 9.
<*' Les bmlw sont les notables, les mecheikh, soit d'une province (Gardiner, Admonitions, S 1 3 , 1 4 ), soit d'une ville (Sethe, Urkunden, II, 17, 6; 18, a).
'^' Ou bien : ttla maison, pourvue de toutes bonnes choses, (est) à la ressemblance. . . t. j"^ 'pr-t(j) est en tout cas un pseudo-participe (de même, 1. 1 1 1).
<" Peut-être conviendrait-il de corriger le pronom de la 1" personne |^ en celui de la 3' j^j. Le sens resterait le même, puisque ce sont les serviteurs qui parlent de leur propre travail.
La longue inscription, qui surmonte le registre moyen [inscr. 81], n'est pas, comme la pr«5cédente, en rapport étroit avec les scènes funéraires représentées sur le mur est. C'est un texte relatif à l'activité et aux travaux de Petosiris : à la vérité, il aurait été plus à sa place dans le pronaos; mais, si Petosiris lui-même le fit graver dans la chapelle consacrée à Sishou et à Zedthotefankh, c'est qu'il voulait sans doute que sa mémoire demeurât éternellement associée à celle de son père et de son frère aîné. Aussi bien, les inscriptions 59, 62, et surtout 61, que nous avons lues précédemment sur la paroi sud du pronaos, reproduisent-elles les passages essentiels de l'inscription 81, d'ordinaire en les abrégeant, quelquefois cependant en les développant, et il y a intérêt à rapprocher, comme je l'ai fait dans la Deuxième Partie de cet ouvrage, les différentes versions de ce texte capital.
Je diviserai la traduction de l'inscription 81, qui ne comprend pas moins de quatrevingt-douze lignes verticales, en onze paragraphes (voir pi. 28-30).