X. — Petosiris restaure le temple de Hekel
Or, voici que j'étais (^Uk îrfwn-j) Y devant cette déesse, Heket, dame d'Hirourt, en sa belle fête Y du quatrième mois de la saison shemou, alors que j'étais Xsacôvvs de Thot : '' elle se rendit ("' en un endroit qui est situé au nord de cette ville'*', au «temple de Heket», '| comme on l'appelle communément (m ri r rJ) : il était en ruine depuis ^ un temps immémorial («?r hntj), l'eau l'emportait'^' chaque année, et ses fondations ne correspondaient plus ^ au livre. . . appelé «... temple de Heket», et il n'y avait plus là
'" Cf. Livre des Morts, chap. 85 (Budge), 1. 17. '^' Erman, Die Aegyptische Religion, p. 29.
''' Papyrus magique flarns, VI, 10 (Budge, Hieratic Papyri, p. 87 et pi. XXV); trad. Akmah, 5;>Ajnx, XX, 1916. '*' Le texte de l'inscription 61 est en réalité, comme on sait, rédigé à la 2° personne. '*' mr h" ih; inscr. 61 r shtp Ib.
'*' L'inscription 61 ajoute ici cette phrase : kTu as fait de même pour le temple de Khnoum-Rê maître d'Hirourt fl.
'" Iilil^^ pour IiIiI^P 2-; l'inscription 61 donne ici ^ -^ . '" Hermopolis.
!'■" it-ns{w).
ni Y briques, ni pierres'". Voici que cette déesse se leva dans ce Heu, [61 et (j'e)"^' me préoccupai dans mon cœur d'y faire des monuments pour le mieux^ '| J'appelai le scribe du temple de cette déesse; je lui donnai de l'argent '' sans compter pour y élever des monuments, — en ce jour. J'entourai ^ la grande demeure (?) sur son pourtour, pour empêcher que l'eau ne l'emportât; [61 (/e)<^' donnai des briques pour construire set murs]. Je |' consultai tous les savants à propos de l'organisation des cérémonies. Et *' cette déesse se dirigea vers cette demeure [r-f) et elle y séjourna, dès qu'elle sut (cela)'*'.
Cf. inscr. 59 (ci-dessus, p. 8o) et surtout inscr. 61 (ci-dessus, p. io5) : le texte de cette dernière inscription est généralement plus développé que celui de l'inscription 81, et il présente quelques variantes intéressantes.
Ligne 71, Heket est, comme Nehmetâouai, une forme d'Hathor (Lanzone, Dizionario, II, p. 862). Elle était l'épouse de Khnoum-Rê, et tous deux étaient adorés principalement à Hirourt (^Beni-Hasan, II, p. 22). Comme son époux avait un temple à Hermopolis (cf. inscr. 61, 1. 33), il était naturel qu'elle-même y en eût un.
Ligne 76, le mot I *^^ est une variante de I ^^-^, qui lui-même équivaut à c^ ««rouleau, livre?? (cf. Budge, A Didionary, p. 71 et 129). Devant '=•1 '^^
. Les mots qui précèdent <=»/ \, tout au moins [ ^,
paraissent désigner le titre du livre. Je ne vois pas quel est le sens de ^ \/ .
La construction générale de la phrase rappelle ce passage d'une des inscriptions du temple d'Edfou (Brvgsch, Aegy pi. Zeilschrift, 1872, p. 3) :
rrLes fondations furent établies. . . conformément à ce livre appelé "livre de fondation des temples pour les dieux de la première Ennéade". »
Ligne 80, le texte de l'inscription 61, 1. 38, présente ici une variante intéressante :
?=^ ^""""iK % [r~D^^ «tu l'as entouré (le temple) au moyen d'une grande con-
struction (de maçonnerie) 55 : V c~J est évidemment le même mot que Vi I, , , de notre inscription 81. A supposer correcte la leçon de chacun des deux textes '"^ le mot aurait donc un sens assez élastique : dans 81, il paraît signifier le temple lui-même, qu'il fallait prémunir contre la montée de l'eau; dans 61, il désigne plutôt l'espèce de rempart, l'ouvrage extérieur, destiné à protéger l'édiGce. Le mot en tout cas doit être identifié,
'" L'inscription 61, 1. 34-35, décrit ici complaisamment l'état lamentable du monument. Voir ci-dessus, p. io5.
'*' Le texte est rédigé à la 9" personne.
'^' Ellipse du complément d'objet : cf. Erman, Grammatik^, 8 5oo.
'*' La leçon de l'inscription 61 est a priori plus satisfaisante, et peut-être est-elle plus sûre que celle de l'inscription 81 : rien n'autorise cependant à corriger cette dernière.
semble-t-il, avec J^J^ ^=~^ (Brugsch, Wôrtb., II, 544) et -Spk^^, -^Vi Ip—, (ibid., VI, 5o3) «bâtisse, demeure, temple», et d'autre part rapproché de a;^-)^ qui, dans Ouni (éd. Tresson, 1. a 5), a le sens dV enceinte fortifiée». — Je serais porté à croire que le mot Vl l^ n"a du féminin que l'apparence''^ et qu'il est un simple doublet orthographique d'une forme masculine dérivée de Jj;»,^ CD ou de Jff%, ^'^K D'où
l'emploi du suffixe masculin dans .i= (1. 80) et dans (1. 89).
Ligne 81, le mot * ^^ désigne les «cérémonies», les «rites» : cf. Stlle de Piankhi, i. 98; inscr. dlbe (^Annales du Serv. des Anlùjuùés, V, p. 96), 1. 8; Mariette, Dende'rah, II, 62 j et m; Pap. Petrograd iii6A,l. 54, etc.