‹ Le Ton de Paris, ou, Les amans de bonne compagnieChapitre 38 sur 44 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

M. de Marsal, les précédens.

M. DE Marsal.

Vous me trouverez écrit chez vous, M. le Commandeur, j'ai été vous faire mon compliment : je suis fâché de vous voir partir avec votre goutte.

Lp: Commandeur.

Je me porte bien à la mer; mais à terre je commence à me faire vieux. Vous venez de loin vous-même; qu''est-ce qu'il y a de nouveau en Allemagne ?

M. DE Marsal.

J''ai vu les manœuvres du Roi de Prusse, il m^a permis de le suivre en Silésie. Il y a certainement beaucoup à apprendre.

Le Commandeur.

C'est dommage que ce Prince-là n'ait point de marine.

La Vicomtesse.

J'espérois dîner avec vous, chez ma mère, M. de Marsal.

M. DE Marsal (sérieusement).

C'étoit mon projet. Madame, mais j'ai été obligé d'aller diner chez M. le maréchal de Broglie... Qu'avez-vous dit de Touragan de cette nuit, Madame de Siry, vous qui êtes poltronne ?

Mme DE Siry. Je ne l'ai pas entendu.

Le Commandeur.

Il a venté l'enfer, ces vents de S.-O. là pourroient bien faire rentrer la flotte. Il n'y a pas moyen de tenir la mer. J''ai pensé aller à la côte en 34 d'une brise carabinée comme celle-là. Je perdis trois ancres sur la Consolante, il ne me restoit plus que Tancre de miséricorde.

Un Domestique (a^noDçant^ M. le Duc de Longueville.

La Vicomtesse.

Le Duc.

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