ACTE I, SCENE III
VERSANNES
Que voulez-vous ? C'était à peu près à cette
époque, par une fin d'été très douce, par un
mois de septembre mélancolique et doré... la
mort de cet . excellent homme qu'était mon
oncle, ce pays sévère et tendre à la fois, tout
plein des souvenirs de mon enfance et que je
n'avais pas revu depuis un si long temps, tout
cela m'a ému et doucement bouleversé... il
s'est fait un changement en moi; la vie que je
menais à Paris me semblait étroite, vide, un
peu ridicule ; j'ai eu peur et honte de larepren-
<ire, et je me suis définitivement installé ici...
J'ai cultivé mes terres... J'accomplissais ainsi
le vœu le plus cher de mon oncle. Il avait
coutume de dire que c'est une désertion
que d'abandonner la terre, et qu'elle est non
seulement la nourrice, mais l'éducatrice... et
j'ai compris depuis qu'il avait raison.
(Un domestique annonce.)
LE DOMESTIQLE
Monsieur de Courrezac.