‹ Le torrentChapitre 121 sur 176 · ACTE IV, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE IV

VOUS regarde pas... d'abord, comment s^vezvous ?

VALENTINE

•Je le sais. Et quand les grands parents vous ont écrit pour vous demander quelque secours, vous ne leur avez même pas répondu... il a fallu qu'ils s'adressent à moi et que ce soit moi qui leur fasse parvenir, à votre insu, de quoi rélever. Je ne me suis pas révoltée, moi, à l'idée de m'occuper de Tenfant d'une autre !

LAMBERT

Ça n'a pas le moindre rapport.

VALENTINE

Ah ! les enfants appartiennent au père, et c'est pour ça que vous avez chassé d'ici une pauvre fille séduite par un de vos Ouvrier-s, sans même user de votre autorité pour engager cet homme à reconnaître cet enfant.

LAMBERT

Vous ne me parlez que de bâtards !.. . et le mariage, qu'en faites-vous ?

VALEXTIXE

J'en fais Tinstitution la plus féroce, quand elle n'est pas la plus douce ! Et pourtant, quoique nous ayons fait le mariage que nous avons fait, je vous aurais été fidèle, je le jure, si vous aviez été un brave et digne homme; mais ce sont vos idées bourgeoises et mesquines, vos aaes en contradiction constante avec vos théories, et votre âme vulgaire et pleutre, oui, c'est tout cela qui a créé un abîme entre nous. Insensée que j'étais de croire qu'en venant vous dire la vérité, vous m'en sauriez gré et que vous auriez peut-être une lueur d'humanité ! Mais vous êtes sans justice et sans pitié ! Ah ! j'aurais dû prévoir qu'après avoir eu pendant plus de deux ans, toute Tindifférencc d'un mari, vous auriez tout à coup toute la fureur d'un amant ! Oui, j'aurais dû le prévoir et suivre le conseil que m'a donné un prêtre, c'est-à-dire redevenir votre femme...

LAMBERT

Misérable I

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