ACTE I, SCENE VI
MORINS
Parfait! Parfait!
LAMBERT, sentant qu'il se fait sévèrement iuRcrpar Moriat.
Écoutez î j'ai à ce sujet des idées très nettes, des principes très arrêtés. J'estime que ces liaisons de jeunesse n'engagent à rien, quoi qu'il arrive. Et plus tard, lorsqu'on se marie, on doit oublier le passé... et les maîtresses et les enfants qu'on a pu semer par-ci par-là, n'ont aucun droit sur le repos, et sur le bienêtre de la femme et des enfants légitimes. Quand mon père m'a fait revenir ici pour prendre la suite de ses affaires, je me suis marié, j'ai eu deux enfants. .. une fillle, et un fis. .. j'amasse une dot pour ma fille et à mon fils, je laisserai les papeteries que mon père m'a laissées... je les lui laisserai agrandies, améliorées, car je m'en occupe très sérieusement... et j'ai la certitude d'accomplir mon devoir. Quoi?
MORINS
Rien... D'ailleurs vous parlez d'un ton qui n admet pas de réplique.
LAMBERT
Il faudra que vous visitiez mes papeteries ; elles sont situées dans un endroit merveilleux, au-dessous d une cascade formée par une petite rivière torrentueuse qui me donne la force motrice... vous verrez, c'est très pittoresque, c'est même un but de promenade très connu. Quel jour voulez-vous venir ?
MORINS
Mais le jour qui conviendra à ces dames, c'est à elles qu'il faut le demander.
LAMBERT, allant près de Charlotte.
Vous avez raison. Madame Versannes, je désirerais faire visiter les papeteries à M. Morins, alors je pense que vous pourriez venir déjeuner demain.
CHARLOTTE
Mais certainement.
Monsieur de Courrezac voudra bien être des nôtres.