ACTE II, SCENE I
VOUS... il y a des choses que vous ne comprendrez jamais.
SAINT-PHOIX, à Versaanes entre haut et bas.
Calme-toi... tout ça n'a aucune importance
VERSANNES
Si, ça a de l'importance : ce sont des petites choses, mais qui me font souffrir autant que de très grandes.
CHARLOTTE
Vous n'êtes pas forcé de nous accompagner. Et puis en voilà assez, n'est-ce pas ? Nous nous disputerons quand nous serons seuls... ça n'est pas amusant pour ceux qui sont là. Depuis quelque temps, j'ai Thabitude de vos méchantes humeurs, mais aujourd'hui ça dépasse les bornes. C'est vrai, je ne peux pas prononcer une parole, faire un geste, sans que vous y trouviez à redire... J'aime mieux m'en aller. Et M. Lambert qui nous attend depuis une heure : il doit se demander ce que ça veut dire. (Elle tend sa trousse à Hubert.) Tenez, monsieur Hubert, ayez donc l'obli-
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geance de me tenir ça une minute, voulezvous? Au revoir, Valeniine, à tout à l'heure.
MORINS, à Versanncs.
Vous ne venez pas, Julien, décidément.
VERSANNES
Non, non, je reste ici : je tiendrai compagnie à M"'*" Lambert.
SAINT-PHOIX, à Morins.
Cesttrès ennuyeux, ces scènes-là... On ne sait quelle contenance faire... J'ai bien essayé d'intervenir.
MORIXS
Oui, ça ne vous a pas réussi.
CHARLO ITE, sur le seuil de la porte.
Eh bien ! venez-vous, Saint-Phoin ? Qu'estce que vous attendez ? Croyez-vous que j'écope, hein, aujourd'hui ? Je ne sais pas ce qui lui a pris... j'ai pourtant une petite robe, tout ce qu'il y a de plus simple... voyons, vous ne trouvez pas ?