‹ Le torrentChapitre 94 sur 176 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

CHARLOTTE

Vous êtes grossier.

HUBERT

Je ne suis pas grossier... je vous dis que l'heure a sonné des décisions viriles : m'aimez-vous ?

CHARLOTTE

Non.

HUIiERT

Alors, vous ne fûtes pas loyale.

En quoi, s'il vous plaît?

HUBERT

Il ne fallait pas m'encourager, me laisser espérer.

CHARLOTlTi

Mais vous n'êtes qu'un ingrat ! Vous me reprochez de vous avoir laissé espérer, c'està-dire d'avoir illuminé votre existence de vieux garçon au fond de votre triste province ! Car, vous vous ennuyiez à crever, avant que j'arrive ici... pour vous, j'ai été la fantaisie, le

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roman, la femme mariée, l'adultère possible... et vous me demandez aujourd'hui de me décider?...

HUBERT

Vous ne pensiez pas que ça pouvait durer éternellement.

CHARLOTTE

Mais si:., je le pensais... ma parole d'honneur, je le pensais... c'était si gentil.

HUBERT

Il y aurait quelque chose de bien plus gentil.

Quoi donc?

HUBERT

Vous le savez bien.

CHARLOTTE

Non, je ne le sais pas.

HUBERT

Oh! avec ça... vous n'allez pas me faire croire...

CHARL011E

Ah! j'y suis maintenant... Oh! je vous en

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