ACTE III, SCÈNE VI
prie, ne prenez pas cet air fin... vous êtes effrayant ! Eh bien ! non , il ne faut pas y compter, j'aime mieux vous le dire tout de suite... mais je n'ai rien d'une amoureuse... mon imagination est froide comme celle d*un serpent... vous ne vous amuseriez pas du tout. Et puis, vous y tenez donc tant que ça à cette chose-là ?
HUBKRT
Moi ! je n y tiens pas du tout. Pour qui me prenez-vous ?
CHARLOllK
Alors ?
Je vais vous dire... je crains d'être ridicule,
qu'on se moque de moi... à la ville, mes amis
m'accablent de quolibets et de brocards...
alors, j'aurais voulu au moins qu'on puisse
le croire...
CHAR1.0ÏTE Dites donc !
HUBERT
* Et pourtant je ne peux pas vous forcer à faire ce qui ne vous convient pas.
lyo LE TORRENT
CHARIX)'1T1C
Je pense bien! Mais non, restons donc comme nous étions, soyez mon flirt, rien de plus, c'est encore ce qu'il y a de plus avantageux.
HUBEKT
Pour vous ?
CHARLOrrE
Parbleu ! Vous m'avez demandé d'être franche, voilà ! vous ne m'en voulez pas ?
HUBERT
Pas le moins du monde, au contraire...
Seulement, il est inutile de vous compromettre davantage, je ne vous ferai plus la cour.
CHARLOTTE
Mais nous restons bons amis ?
HUBERT
Certes.
CHAKLOT-rE
Alors, donnez-moi la main pour me relever. D'ailleurs, nous allons nous remettre en route. Dites donc, vous chargerez encore les fusils, comme tout à l'heure, moi je tirerai.