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personnes atteintes du mal d’É- #4
crouelles estre receüs, nourries,
entietenues et médicamentées; estre fort avantageuse et de grande utilité au
1. A propos de la fondation à Reims, au xvn° siècle, d’une maison créée pour les écrouelles contagieuses, nous ne résistons pas au désir de rappeler, que, par l'initiative d’une autre rémoise, Madame Doyen- Doublié, s oum it, en 1873, à Reims, la première école ménagère. Cette noble femme, de claire intelligence et de grand cœur, avait compris tout le bien moral et matériel qu’apporterait au foyer de l’ouvrier 1 éducation des futures mères de famille. L’Œuvre devait, quelques années plus tard, grâce à la générosité du D O. Dojen, piofesseur à 1 École de Médecine, maire de Reims, et grâce à la participation de la Ville, non seulement devenir l École Ménagère, de la rue des Boucheries, qui compte 140 élèves; mais encore servir de modèle à une autre création municipale, V École pratique commerciale, industrielle et ménagère de la place Bellecour, d où les jeunes filles sortent capables de tenir hygiéniquement comme économiquement un ménage, après avoir appris un honnête métier.
public, dans la ville où cette maladie est fréquente, et attaque ordinairement les Enfants des Artisans, lesquels étans séquestrés et receiis dans ladicte Maison, non seulement ne communiqueront point leur mal à d’autres, mais y estant deüement médicamentez comme ils ont esté depuis plusieurs années, ils pourront trouver leur guérison et recouvrer leur santé. »
Un point intéressant encore de l’établissement de Saint-Marcoul était que, tenant à ne pas en faire une maison religieuse proprement dite, on le dota d’une constitution séculière. Le temporel en fut géré et administré par une Commission de trois personnes « un Ecclésiastique nommez par le clergé, et deux laïques nommez par le Conseil de ville ».
La prépondérance était ainsi acquise à l’élément local et civil, bien que l’archevêque ait la juridiction et la discipline en ce qui regarde les statuts et règlements.
Sous la règle adoptée par le prélat, l’hôpital devait être « régi et gouverné par lesdits administrateurs, et les Malades servis par des bonnes Filles qui seront par eux choisies, lesquelles Filles ne pourront être astraintes, reçiïes, ny admizes en aucune closture et régularité monastique, ni former aucune communauté régulière ».
L’hôpital était tenu de recevoir tous les pauvres de l’un et l’autre sexe attaqués du mal des écrouelles, pourvu qu’ils fussent natifs de Reims. Le nombre n’en était point fixé. « Ceux des environs n’y sont receu charitablement que par tolérance, en donnant une très modique pention; depuis trente livres jusqu’à soixante livres, et cela se pratique pour le bien publique, parce que les personnes qui sont affli-
gées de ce mal contagieux et commun dans ce pays pouroient, par la fréquentation, le communiquer à d’autres. »
LEs Malades des Ecroüelles, Dartres, Tumeurs de gorge ou autres maux , & tous ceux qui ayant voüé le Pèlerinage de S. Marcoul, viennent au Prieuré de Corbeny, doivent avoir une
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King’s Evil
Le Toucher des Ecrouelles en Angleterre
Si, chez nous, on n’ignore rien de la cérémonie la plus populaire du Sacre, on ne sait guère comment et combien les rois d’Angleterre, eux aussi, suivant un rituel peu différent de celui de la cour de France, touchaient les écrouelles.
D’Edouard le Confesseur, 1041-1066, jusqu’après la reine Anne, c’est-à-dire pendant huit siècles au moins, souverains, souveraines, et même prétendants, d’Angleterre, mettent au service de milliers de scrofuleux « tlie royal gifl of heating ».
De là l’expression « King's Evil », mal du roi, que Shakespeare' met dans la bouche de Malcolm... « Le roi pratique une opération « très miraculeuse. Cornac ment il s’y prend pour solliciter le ciel, lui seul le sait, mais il guérit des gens, « frappés du mal du roi , atteints d’une manière étrange, ulcéreux et gonflés, « qui font mal à voir, et qui sont le désespoir de la Médecine, en leur passant au « cou, avec de saintes prières, une médaille d’or. »
C’est que, depuis longtemps, le vocable « King's Evil » s’applique exclusivement à la scrofule. C’était pour ce mal seul, que, depuis Édouard le Confesseur, on recherchait l’attouchement royal comme remède dans toutes les phases de la maladie.
Sur cette question intéressant les psychologues et les médecins, la bibliothèque du British Muséum possède toute une littérature dans laquelle a puisé Edward Law Hussey, chirurgien d’Oxford, pour écrire la très curieuse étude qu’il a faite1 2 de