‹ Le tour de faction, drame-vaudeville en un acte. Par MM. A Dennery et Eugène Grangé. Représenté pour la première fois sur le théatre des Variétés, le 20 juillet 1837Chapitre 33 sur 36 · SCENE XVI · texte numérisé non relu

SCENE XVI

PIERRE

£uGu...cnGn... parleras-tu?

CHARLOTTE

Voilà la chose , mon ancien... figorez-vous que je prenais l'air à lua croisée... je guettais quelqu'un qu'il m'est impossible de nommer... monsieur Picard.

Achève... achève...

CHARLOTTE

Je le guettais , dis-je , pour lui recommander de ne plus raainier , de renoncer à moi pour jamais , quand tout à coup , paf !... un coup de fusil !... Ma foi , j'ai craint pour mes jours, j'ai fermé les jeux et je me suis sauvée... voilà les faits telsqu'ils se sont passés.

PIERRE

Mais ça ne nous apprend pas... Quel supplice! L'ADjrDA>T, entrant.

Rassurez-vous, camarades, c'est le factionnaire qui vient de faire feu sur une prisonnière qui cherchait à s'évader.

PIERRE

Grand Dieu ! et cette prisonnière... c'était...

L'ADjrOAlST.

La ci-devant comtesse de Vernon.

CHARLOTTE, à part.

Louise !

piERiiE , à part.

Elle !... c'était elle !... {Haut.) Mais qui donc, qui donc étaitde faction ?

CHARLOTTE , à part.

Pauvre fille! [Tous les soldats suivent au fond l'adjudant qui donne des ordres. Picard entre pâle , défait, il se dirige vers le groupe; Pierre le saisit et l'amène sur le devant de la scène.)

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