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qui a entraîné les masses, son mousquet, sa canne et son mouchoir.

L'empereur Maximilien nous montre sa riche vaisselle d'argent, ses carosses de gala et les costumes des grandes dames de la cour.

Juarez a aussi sa collection : sa voiture, ses habits, le lit dans lequel il est mort et le masque de sa figure.

C'est intéressant et instructif au possible,

Le musée de l’histoire naturelle est très riche. Il contient des fossiles d'animaux préhistoriques, des ossements de mastodontes trouvés dans les Andes et la faune et la flore du pays. La galerie des monstses est tout spécialement curieuse. Nous y voyons des enfants à trois têtes, conservés dans des bocaux d'alcool, des animaux étranges par leur conformation.

Bref, c'est un musée unique que celui de Mexico.

Du musée, nous nous sommes rendus à l’école nationale des Beaux-Arts, appelée aussi l'Académie de San-Carlos. Nous trouvons ici, une très belle

LE TOUR DU MEXIQUE exposition de tableaux : la plupart provenant des peintres du pays.

Le XVIIe siècle a fourni des peintres célèbres, parmi lesquels dominent : Sebastian Arteaga, surnommé le fondateur de l'art dans Mexico, Alonzo Vasquez, Echave et sa femme, plus connue sous le nom de La Sumaya.

Au XVIIIe siècle, ont brillé d’un vif éclat : Andreas Lopr, Herrera, Aguilera, Juan Correa, Cabrera, le riubens du Mexique, Vallejo, Ibarra, José et Luis Rodriguez, Lopez, Saenz, Esquirel, Nicolas et Luis Juarez, Zendejas et Alcibar. Le plus illustre parmi cette pléiade de maîtres, fut sans contredit Francisco Eduardo Tresguerras, qui fut à la fois peintre, sculpteur et architecte.

Nous avons admiré ici plusieurs de leurs œuvre: mais la plupart de leurs peintures cependant, sont distribuées dans les églises du Mexique.

Murillo a dans cette école des Beaux-Arts, un saint Jean-de-Dieu, un saint Raphaël et un saint Jean-Baptiste dans le désert ; Rubens a son portrait fait par lui-même et un Christ souffrant. Nous y trouvons aussi des peintures de Leonardo Vinci, de Van Dyke et de Velasquez. Sans être connaisseur,

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mes peintures favorites sont celles de Murillo. Quelle richesse de coloris et quelle beauté d'expression, le peintre espagnol sait mettre dans ses œuvres !

Dans l'après-midi, nous allons faire une jolie promenade dans le Paseo de la Reforma C'est le plus beau boulevard du Nouveau-Monde ; parfaitement entretenu et très grand, il a, je crois, près d’un mille de largeur à certains endroits ; il s'étend de la cité jusqu’au château de Chapultepec. Commencé sous le règne de Maximilien, on a encore beaucoup à faire pour le terminer ; mais nous constatons que l'autorité municipale ne regarde pas à la dépense ; et avant longtemps, il sera l’une des parties les plus fashionables de Mexico. Ses beaux eucaiyptus, où gazouillent mille oiseaux brillants ; ses pelouses couvertes de fleurs ; ses voies très larges pour les équipages, les automobiles et les piétons ; ses nombreuses statues de bronze érigées en l'honneur des grands hommes, attirent une foule considérable, surtout le dimanche. S'il y a des ânes et des mules, et en quantité, au Mexique, il y a aussi de superbes che-

vaux. Cette après-midi, de fastuux équipages s'entrecroisent sur le Paseo. Les statues les plus remarquables que nous saluons au passage, sont celles de Charles IV, de Christophe Colomb et de Guatemotzin, le dernier empereur astèque.

Il y a eu combat de taureaux, cette après-midi, mais nous, prêtres, nous sommes abstenus d'y aller. Tous les dimanches et jours de fête, se renouvellent à Mexico, ces boucheries si à la mode et qu'or a empruntées de la vieille Espagne. Il y avait de sept à huit mille spectateurs, me dit-on, et l'enthousiasme du peuple tient presque à la furie, pendant ces jeux cruels. Six magnifiques » treaux ont été tués et trois vieux chevaux éventrés dans la scène. Nos Américains en sont revenus dégoutés, et nous ont félicités de n'avoir pas pris part à ce spectacle barbare (1).

(1) Cependant le Meican Herald de Mexico, écrivait le lendemain : ‘“ Hier après-midi, tous les touristes de l’Expédition Campbell, sont allés voir le combat de taureaux. y a parmi les excursionnistes trois prêtres du Canada : Rév. J.

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Ce soir, nous nous préparions à aller prendre notre souper—ici on dit diner — nous nous dirigions d'un pied léger vers notre restaurant, avec la souriante perspective d'un bon repas. Mais, halte-là ! c'est impossible de nous y rendre,car nous ne pouvons franchir la rue ; une double haie de soldats, la carabine à l'épaule, empêchent quiconque de passer. Le président Porfirio Diaz, venant de l'Yucatan en tournée officielle, doit traverser notre rue.

Tant mieux ! nous allons voir le premier citoyen de la république. Soudain le cor sonne, c'est le président ! Toute une escouade de cavalerie passe au galop, les soldats présentent les armes, mais la voiture de Diaz est fermée, Nous n'avons pas vu le président, mais sa voiture, fiche de consolation !

A. Lippé, du Coteau, Rév. Z. Lippé, de Joliette et Rév. L..N. Préville, de Saint-Chrysostôme ”. C’est depuis le 12 février 1906, que j'ai perdu à tout jamais, le peu de foi que j'avais eu jusqu'ici pour les reporters !

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