ON SAONE NON ENAURE AND SN NES
basse vide, Possédant à chaque bout un petit tube,
Il en place un dans le réservoir de la sève, et il met l'autre dans sa bouche, avec lequel il aspire la sève qui s'y amasse, à raison d'un à d jour. Lorsque sa gourde est plein des cruches où dans un sac de pe porte le tout à l'hacienda. Placé jus fermente durant la nuit, et la
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os
eux gallons par e, il la vide dans au de cochon, I] dans des barils, ce Dulque est aussi- La pulque se gâte res, mais le Mexi- Ussi ce serait une
Pprenait que de la
tôt propre à la Consommation, dans l’espace de vingt-quatre heu Cain connait cet inconvénient ; 4 chose inouïe au Mexique, sion a
pulque s'est perdue, faute de bu
ais vu sa couleur qui re
hage et vu surtout son mode d'extraction, nous
ssemble à l’eau de Savon-
p’avons pu nous résoudre à goûter la fameuse boisson. Prise avec modération, elle est, dit-on, rafraichissante, saine et nutritive; à forte dose, elle devient excitante et affolante.
Dans cette riche plaine, nous voyons des églises
partout ; nous ne pouvons faire un mille en che-
min de fer, sans apercevoir une tour svelte et gra-
cieuse, qui ressemble à un minaret oriental.
Nous arrêtons à Apizaco, quelques minutes seulement, juste le temps de nous acheter des cannes, car nous sommes ici, dans le royaume des cannes. Ilyena de toutes les couleurs, de toutes les grosseurs et pour tous les goûts. Depuis le bâton-massue, capable d’assommer son homme, jusqu'au jonc-fétu, qui serait une arme idéale de correction dans la main d’une mère de famille, sont offerts en vente à la gare. Ces pauvres colporteurs sont entourés, presque bouseulés par les touristes : ils ne savent où donner la tête, car leurs marchandises, on se les arrache. Ils ignorent s'ils ont été payés et surtout ils oublient de remettre le change. N'importe, gi
assue, fétu, ans la ente à Lourés, savent \ se les surtout
orte, si
LE TOUR DUŸMEXIQUE
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leurs brassées de cannes ont disparu comme «ans Un songe, en dédommagement, de beaux Pesos bien réels, sont venus gonfler leurs bourses,
A Santa-Anna, la station suivante, attendent au débarcadère deux tramways pour les voyageurs qui désireraient visiter la vieille ville historique de Tlaxcala, située à six milles plus loin. C’est dans cette ville, que se trouve la plus ancienne église du continent. Elle fut construite en 1521, l’année même où Fernand Cortez faisait son entrée triomphale à Mexico.
Nous arrivons à Puebla à 8 heures du soir.
18 FÉVRIER, — Puebla est une grande et somptueuse ville de 100,000 âmes, et la capitale de l'Etat du même nom.
Pendant plus de trois siècles, elle a été surnommée “ La Ville des Anges, ” Puebla de los Angeles. D'après sa jolie et poétique légende, elle serait rede. vable aux anges et de son site admirable et même du tracé de ses rues. Esprits célestes ou simples mortels, peu importe la légende dorée, ses fonda-
teurs pouvaient-ils choisir un plus bel emplacement pour y bâtir une ville ? Sise dans une fertile vallée toujours verdoyante, surabondamment bénie d'eau et de soleil, la cité de Puebla a pour paysage, d'un côté, les deux sublimes compagnons, le Popocatepetl et le Ixtaecihuatl, et de l’autre côté, le majestueux et altier Malintzi, et le vieil et austère Orizaba : les quatre grands volcans éteints du Mexique
lui servent comme de garde d'honneur.
Son histoire est intimement liée avec celle du pays, car après Mexico, c'est Puebla qui a souffert le plus des guerres qui ont ensanglanté le Mexique durant le siècle dernier. Lisons les dates suivantes, prises dans ses annales, pour nous en convainere : Capturée le 2 août 1821, par Iturbide, dans la
guerre de l'Indépendance ; oceupée le 25 mai 1847
par le général Scott, dans la guerre des Etats-Unis; victorieuse contre les Français qu'elle repoussait après une action héroïque, le 5 mai 1862, ; recon-
quise pat la France, l’année suivante ; elle fut défi-
nitivement prise le 2 avril 1867, par le général Porfirio Diaz, le président actuel.
Les édifices de Puebla ont des dimensions nobles et imposantes, quoiqu’ils aient Farchitecture caractéristique du pays : les églises surtout sont très belles avec leurs tours et leurs dômes couverts de faïences polies. Ces tuiles où faïences, qui sont très Communes ici, ressemblent beaucoup au marbre par leur lustre.
Des églises, il y en a dans toutes les directions, à profusion et dans toutes les couleurs : c'est par la teinte variée de leurs tuiles émaillées qu'on les distingue. San-Agustin, San-Domingo et la Soledad sont blanches ; San-José, San-Cristobal et San- Angel sont rouges ; la Concepcion et San-Francisco sont brunes ; Santa-Teresa et El-Carmen sont jaunes ; la Compania est blene. Et au-dessus de ce luxe de tours et de coupoles qui étincellent sous les rayons du soleil du tropique, se dressent majestueusement et dominent les tours à la nuance rougeâtre de la cathédrale.
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La cathédrale de Puebla, est un superbe monument de 323 pieds de longueur, sur 101 pieds de
largeur. Sise sur une terrasse en pierres, elle est
entourée par une haute grille de fer ornementée de petits anges en bronze doré. Construite sur le plan de la cathédrale de Mexico, elle est plus propre et mieux entretenue que cette dernière. Ses autels, ses chaires et ses bénitiers, sculptés d'une manière exquise, sont en onyx précieux. Tout autour des nefs, comme dans les autres églises mexicaines, il y a de nombreuses chapelles très élégantes. Nous avons entendu la messe dominicale en la chapelle dite de Los relicarios, où sont aceumulés des trésors de vénérables reliques. Les cendres de San-Sebastian-de-Aparicio, en grande dévotion au Mexique, sont déposées dans une urne d'argent, près de l'autel. Plusieurs bustes de saints qui ornent les murs, portent dans leurs poitrines entr'ouvertes, des ossements placés dans des reliquaires en verre. On conserve aussi dans cette cathédrale une épine de la sainte couronne du Sauveur.
Nous assistons à une très jolie procession, à la suite d’un salut chanté au maître-autel. La liturgie
est tout à fait différente de celle que nous obser-
lout lises | éléle en imudres otion gent, nent ertes, erre.
épine
à la urgie
ybser-
vons au Canada. Après la bénédiction avec l’ostensoir, lorsque la sainte hostie a été déposée dans la custode, le prêtre officiant, accompagné de ses ministres, la transporte avec grande pompe à l'autel du Très Saint-Sacrement. Les chanoines, revêtus de leur beau costume de chœur, le clergé, avec des flambeaux enjolivés de prismes, et les notables de la ville, portant de longs cierges allumés, font partie du cortège solennel, tout autour de l'église. Et pendant ce défilé, le grand orgue fait entendre ses plus douces mélodies, et en même temps on fait tourner sans relâche deux roues garnies de nombreuses clochettes qui nous assourdissent presque. Les fidèles sont pieusement agenouillés sur les dalles et s'inclinent profondément au passage de Jésus- Hostie. Plusieurs de nos touristes protestants, qui
furent témoins de la cérémonie, ont été vivement
impressionnés de la splendeur du culte catholique.
Après notre visite à la cathédrale, nous passons par l'alameda qui est très grande et comme toujours très belle. A l'entrée, il y a une fontaine d'où
jaillit avec abondance une eau sulfureuse qui répand son odeur au loin. Tout près de là, s'élève le magnifique monument érigé à la mémoire des héros de l’Indépendanee : sur le sommet est une statue de la Victoire qui brise des chaînes, et sur les faces sont debout ivs libérateurs, Le prêtre Hidalgo, avec la bann:°re de la Guadeloupe, occupe le premier plan.
Nous allons ensuite sur les marchés pour acheter
de l'onyx ; car Pueblh est aussi la ville de l'onyx.
Nous apportons plusieurs articles délicats comme souvenirs.
Dans l'après-midi, nous partons en tramways spéciaux pour visiter la célèbre pyramide de Cholula, à huit milles de Puebla. Nous suivons tout le long de la route, le chemin public et une partic de l’aqueduc.
Nous rencontrons ou nous dépassons des centaines et des centaines de Mexicains qui reviennent du marché ; les uns sont sur des petits ânes, le plus grand nombre sont à pied , les femmes portent sur leur dos, le dernier-né, enveloppé dans leur voile.
La pyramide de Cholula, construite en briques,
en pierres et en terre, couvre vingt acres de terrain et a une hauteur de 177 pieds. Les arbrisseaux et les broussailles qui tapissent ses côtés, lui donnent l'apparence d’une colline naturelle. La date de son érection est perdue dans la nuit des siècles ; ce qui est certain, c'est que lorsque les Aztèques vinrent dans la vallée de Cholula, ils trouvèrent la pyramide telle que nous la voyons aujourd'hui. Ils bâtirent sur le sommet, un temple qu'ils consacrèrent au dieu de l'air, et la Pyramide de Cholula devint le lieu d’un Pèlerinage fameux pour les Aztèques paiens.
Lorsque Cortez, en 1519, se dirigeait vers Mexico Pour en faire la conquête, il apprit en chemin, qu'une conspiration avait été tramée contre lui, à Cholula : aussitôt il se rendit dans cette ville ;et
avec l'aide de ses alliés les Tlaxcalains, il égorgea sans pitié plusieurs milliers de ses habitants, Le conquérant nous dit qu'il compta quatre cents clo-
clers autour de la pyramide ; mais Cholula a bien déchu depuis, elle n’est plus la puissante capitale d'autrefois, car elle ne compte maintenant qu'une population de 7,500 âmes,
Pour arriver au sommet de la Pyramide, il nous
faut gravir de longues et de nombreuses côtes. Sur l'emplacement même où s'élevait le temple du dieu de l'air, a été construite en 1604 la belle église de Notre:Dame-de-Bonsecours avec son bijou de chapelle or et blanc. Nous, prêtres, avons fait prendre notre photographie, comme souvenir de l’excursion,
près de la croix de pierre, en face de l'église.
Quel grandiose panorama 8e déroule devant nous
sur ces hauteurs ! La petite ville de Cholula est assise à nos pieds avec ses vingt-quatre églises ; là-bas les tours de Puebla et la verte vallée ; et dans le lointain les quatre volcans couronnés de neige éternelle. Je ne crois pas qu'on puisse trouver
nulle part un spectacle aussi sublime.
Une curieuse légende, qui ressemble au récit de la Bible, est attachée à cette pyramide de Cholula. La mythulogie mexicaine enscigne que lu pyramide fut bâtie, par les fils des deux survivants du grand déluge, qui inonda toute la terre, afin de se soustraire à d'autres désastres ; mais l'ouvrage ne put
être complété, car les ouvriers encoururent la colère
des dieux et périrent par le feu du ciel. Chose remarquable !les Aztèques avaient conservé dans leur religion, la plupart des traditions primitives qui ont été léguées, comme en héritage, à tous les peuples. Ils croyaient à la chute originelle et s'at-
tendaient à la venue d'un Sauveur divin (Malintzi) qui devait régénérer le genre humain ; ils honoraient d’un culte spécial la mère des dieux (Tonantzin) dans les collines de Tepeyac (La Guadeloupe), à l'endroit même où la Vierge Marie apparut à Juan Diego
C'est sur le tertre de la Cruz à quelques centaines de pieds de la pyramide que, suivant la tradition, a été célébrée, en 1519, la première messe sur le continent.
Avant de partir de Cholula, nous entrons dans sa vieille église de San-Francisco, très riche en or, et nous visitons le marché qui à conservé son nom aztèque, le Tianquiz. Nous trouvons assis par terre près de leurs denrées et de leurs fruits, nos Mexicains sales et dépenaillés
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