SHANGAÏ — LA BASTONNADE
cangue ou à la bastonnade. Quelques femmes sont aussi amenées et interrogées. F
Le reste du jour est employé à écrire et à j, emballer ma caisse.
Dimanche , 6 novembre. — A 8h., je me rends à la mairie française; le mandarin arrivé, on descend à |” antichambre des prisons ; des curieux se pressent à la porte. On appelie par ordre les condamnés ; le premier arrive, on le fait mettre à genoux; il subit un court interrogatoire, puis un sbirre le saisit par la queue et le jette à terre, un autre lui tire son pantalon et s’agenouille sur ses jambes; à un signal, un Chinois frappe avec un bambou sur les muscles des cuisses 20 coups à la même place; le patient hurle et se débat, mais le sbirre le tient par la queue et lui presse le dos sous ses genoux : au premier exécutant en succède un second qui frappe lui aussi 20 coups à la même place, puis un troisième; quelquefois la condamnation je est portée jusqu’ à 5000 coups qu’on recoit en plusieurs jours ; le malheureux se relève, pouvant à peine se tenir sur ses jambes, il remonte son pantalon , se met à genoux pour remercier et reprend sa liberté: il avait vo:f un parapluie.
1 La même opération se renouvelle pour un second; lb il avait volé un vêtement.
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