HONG-KONG — LE GOUVERNEMENT
servi qu'à les rendre plus pittoresques : sur un rocher nu on a su planter et faire croître les arbres les plus gracieux des tropiques, et tracer des talus et des prairies avec ce beau gazon vert que les Anglais portent toujours avec eux,
Je m'adresse à un grand indien habillé de blanc et coiffé d’un énorme turban rouge, 1l porte le bâton de policeman ; il ne me comprend pas.
Plus loin, je vois le même bâton de policeman entre les mains d’un Chinois à costume original; celui-ci mecomprendtrès-bien, et me conduit poliment au palais du gouverneur. Il est entouré d’un Jardin magnifique et domine la ville. Des ouvriers chinois sont en train de refaire la façade ; on fait partout des améliorations en vue de la prochaine arrivée des enfants du Prince de Galles qui visitent en ce moment le Japon. Les Chinois ont fait autour du palais un treillage de bambou, et travaillent là-dessus en se cramponnant comme des singes,
Du perron du palais, Je Jouis d’une vue féerique sur la ville et sur le port. Je suis introduit dans les appartements : les salons sont vastes et richement meublés ; j” y trouve les plus belles pièces de la porcelaine chinoise et japonaise. M. Hennesy, pour qui j'avais des lettres, me reçoit avec bonté et me parle longue-