HONG-KONG — LA VILLE
la ville. La Queen’s road est fort animée: de grands magasins européens et chinois étalent toutes les marchandises de l’Europe et de l’Asie, surtout de belles porcelaines et objets variés d'ivoire. Les maisons n’ont pas plus de deux étages avec portiques aussi bien au rez-de-chaussée qu’aux étages : cette précaution est imdispensable pour intercepter, l’été, les rayons du soleil brûlant et rendre les chambres moins chaudes.
Je passe devant les casernes ; les soldats sont vêtus de blanc et portent le casque indien formé de moelle de sureau recouvert de toile blanche. Je trouve à l’Hôtel de ville un petit musée, une vaste bibliothôque et un théâtre. À côté, sont le cricket ground pour les bourgeois et un autre séparé, pour les soldats. Je passe devant les maisons et les magasins des grandes Compagnies de commerce, puis Je finis par dire à mon bon homme, que Je veux aller au Consulat; il demande et redemande et finit par y arriver.
M. Lemaire, notre consul, demeure dansla ville haute. Je quitte mon djinrikisha qui ne peui grimper laraide montée, et sur les indications du consul, Je cherche le palais du Gouverneur. Je tourne et retourne en tous sens et me perds dans les jardins publics ; j’en profite pour les visiter : ils sont de toute beauté, et la pente escarpée n’a