HONG-KONG — LÉS ŒUVRES
conduisent tout droit à un orphelinat protestant. Les directeurs mirent mes porteurs sur la voie, et après une demi-heure de course, ils me déposaient à l’autre bout de la ville chez les Frères de la Doctrine chrétienne. Je trouve là une soixantaine de petits chinois fort occupés à gambader : ce sont ceux quisurvivent dans Œuvre de la S'*-Enfance ; les métiers sont assez négligés. J’ai vu là aussi trois petits orphelins portugais de Macao: ils ne peuvent se faire avec les Chinois. Le frère directeur vient de Saïgon qu’ila habité durant plusieursannées; 1lme raconte toutes les misères que le gouvernement colonial fait endurer là aux écoles catholiques : plusieurs ont lâché prise, les autres les suivront. Les Frères ont aussi, dans la ville de Hong-Kong, un collége pour les Européens avec plus de 200 élôves.
Mes porteurs rebroussent chemin et viennent à l’autre extrémité de la ville, Après une heure de marche rapide, ils me déposent à l’église St- François Xavier, chez les Sœurs Canossiennes de Milan. Ces bonnes sœurs ont là un double externat ; celui des Chinoises compte 60 élèves, celui des Européennes en a 40. J’ai vu dans cette maison une œuvre bien intéressante et bien nécessaire : celle des Madeleines. Elles sont 19, et plusieurs ont leur bébé; Jj’en ai compté 12. Sur les 19,