‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 126 sur 307 · HONG-KONG — LES SŒURS CANOSSIENNES · texte numérisé non relu

HONG-KONG — LES SŒURS CANOSSIENNES

trois sont anglaises ou irlandaises. Les Sœurs Canossiennes ont aussi, non loin de la cathédrale, une vaste maison que j'ai visitée avec le bon Pêre Borgognoli. J’ai trouvé là deux externats pour les Européennes, un orphelinat également pour les Européennes; les jeunes filles y sont occupées à la broderie, aux tissages et aux autres métiers ; on les marie difficilement. Il n’en est pas ainsi pour les orphelines chinoises de la S'<- Enfance; celles-ci sont toujours retenues d’avance. Les Chinois sont nombreuxici, il yen a plus de 100 mille à Hong-Kong et à peine quelques centaines d’Européens; de plus, la mauvaise habitude qu’ont les Chinois de tuer ou d’exposer les filles à leur naissance, fait que plus tardils en manquent.

Jai vu aussi chez les Sœurs Canossiennes les bébés de la St-Enfance : dans une salle j’en ai compté 17 mourants, plusieurs avaient des plaies et des tumeurs et portaient la peine des désordres des parents. Dans cette immense maison des Sœurs qui s’étage le long de la montagne, il y a, à la partie supérieure, un local pour les vieilles femmes pauvres et infirmes, un local pour les aveugles; jy aimême vu une pauvre folle.

L’œuvre de la Ste-Enfance à Hong-Kong est partagée entre les Canossiennes et les Sœurs de

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