CANTON LE TEMPLE DE HONAN
arrivent jusqu’à Pékin. Une batelière me passe à l’autre rive, au bureau de M. Deacon et Ci, M. Duval, qui régit la maison, me reçoit poliment et m’invite à loger chez lui.
Je prends un cicerone chinois qui parle un peu lPanglais et profite de ce qu’il reste de jaur pour visiter sur la rive gauche le grand faubourg de la ville. A travers un dédale de rues étroites , de ponts jetés sur des canaux, mon guide me conduit au temple de Honan, le plus important de Canton. Je remarque dans la cour deux banians dont le tronc mesure environ trois mêtres de diamètre. Nous traversons plusieurs cours, longeons sous des portiques les longues files de cellules des lamas et arrivons à la cuisine où nous remarquons d’ énormes chaudrons, dans chacun desquels tiendrait un bœuf entier. Le réfectoire a de longues tables alignées comme les bancs d’une école.
Au jardin, on voit de magnifiques fleurs et une belle collection de crètes-de-coq jaunes , rouges et mélangées de toutes les couleurs. Un peu plus loin, sont les orangers, les mandariniers, arbres à petites oranges amères que nous appelons chinois, et une collection de plantes taillées en forme d’animaux divers : grenouilles, cerfs, lions ; il y en a en forme de lanternes,
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