CANTON — LES LAMAS
de campanile, et une grande quantité en forme d’ homme ou de femme : les pieds, les bras et la figure sont en terre cuite ; le corps est formé de la plante.
Nous traversons le potager pour arriver à l’endroit de la crémation : c’est le privilége des prêtres chinois d’être brûlés après leur mort. Dans une petite tour carrée en brique, on dépose leur corps sur un trou contenant le bois à brûler; la fumée s’échappe noire et épaisse par le haut; ce qui reste des ossements calcinés est déposé dans une urne numérotée, qui prend place dans une chambre assez semblable aux colomhrrii qu’on voit à Rome.
Au retour, nous assistons à l’office. Les lamas arrivent en bon ordre avec leur habit de chœur, et prennent place dans le temple, à droite et à gauche de lP’autel. Le grand-prêtre se fait un peu attendre : pendant ce temps, les lamas se pressent autour de moi, examinent mes habits et posent à mon guide de nombreuses questions sur la qualité de mon mandarinat en Europe.
Le tam-tam retentit, chacun se range : is chef est là. Il est jeune et sympathique, il me salue gracieusement. Les cierges sont allumés comme dans nos églises, chacun est à son
hr René SRE Ici re sue
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