‹ Le tour du monde en 240 jours [microforme] (volume 2)Chapitre 14 sur 307 · SHANGAÏ — LES CONCESSIONS · texte numérisé non relu

SHANGAÏ — LES CONCESSIONS

derrière en portant les deux brancards suspendus à son cou au moyen d’une lanière. Lorsque le vent est, favorable, la brouette, dans la campagne, est garnie d’une voile. On se sert aussi de palanquins qui sont nos anciennes chaises-à-porteur ; mais ici les brancards reposent sur les épaules des 2 porteurs, au lieu d’être suspendus à une lanière.

Shangaï compte une population de plusieurs centaines de mille habitants. Les Chinois pullulent comme une fourmillière aussi bien dans la ville indigène que sur les Concessions. Ces Concessions sont des terrains accordés aux nations française, anglaise et américaine. Les quelques centaines d’Européens qui y habitent ont construit de belles maisons en pierre, et les terrains restants sont loués aux Chinois qui y élèvent leurs maisons de bois. Les rues sont assez larges et elles s’entrecoupent à angle droit. Un conseil municipal, composé d’Européens nommés à l’élection, a soin de tout ce qui concerne les Concessions. Les Anglais toujours pratiques ont tracé et planté sur leur terrain au bord de la rivière un magnifique jardin public; défense est faite aux Chinois d’y entrer. Les Allemands qui augmentent ici en nombre, tous les jours, pendant que les français diminuent, sont en instance pour obtenir

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